Une expertise favorable au Roundup suscite la colère des ONG

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Blocage symbolique des caisses dans le supermarché Carrefour de Rosny 2, par l'association " RoundUp Non Merci ", contre la vente du « Round Up  », en 2014.
Blocage symbolique des caisses dans le supermarché Carrefour de Rosny 2, par l'association " RoundUp Non Merci ", contre la vente du « Round Up  », en 2014.

Selon nos informations, le président et le vice-président du panel onusien sont tous deux associés à l’International Life Science Institute (ILSI), une organisation de lobbying scientifique partiellement financée par des firmes agrochimiques.

La saga du glyphosate – la molécule active du célèbre herbicide Roundup – s’enrichit d’un nouvel épisode. Alors qu’un vote en comité technique européen doit statuer, les 18 et 19 mai, sur la réautorisation de la molécule sur le Vieux continent, le dossier s’épaissit d’une nouvelle expertise scientifique, celle du « Joint Meeting on Pesticide Residues » (JMPR), un comité commun à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Cette nouvelle expertise, rendue publique lundi 16 mai, conclut que « le glyphosate est peu probablement génotoxique [toxique pour l’ADN] aux expositions alimentaires anticipées » dans la population. Au total, estime le JMPR, « il est improbable que le glyphosate pose un risque cancérogène pour les humains, du fait de l’exposition par le régime alimentaire ». Ce nouvel avis scientifique s’ajoute à ceux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’OMS chargée d’inventorier les agents cancérogènes. A l’automne 2015, l’EFSA estimait « improbable » le potentiel cancérogène du glyphosate ; six mois plus tôt, le CIRC le classait au contraire « cancérogène probable » pour l’homme.

Conflits d’intérêts Favorable à la ré-homologation du glyphosate en Europe, l’avis du JMPR déclenche la colère des organisations non gouvernementales (ONG), qui reprochent au groupe d’experts des conflits d’intérêts, q...

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