Une ex-préfète en examen pour corruption passive

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UNE ANCIENNE PRÉFÈTE EN EXAMEN POUR CORRUPTION PASSIVE
UNE ANCIENNE PRÉFÈTE EN EXAMEN POUR CORRUPTION PASSIVE

NICE (Reuters) - L'ancienne préfète de la Creuse et sous-préfète de Grasse, Dominique-Claire Mallemanche, a été mise en examen jeudi à Nice (Alpes-Maritimes) pour corruption passive et trafic d'influence, a-t-on appris auprès de son avocat.

Elle a été laissée en liberté sous contrôle judiciaire, ce dernier lui interdisant de rencontrer les autres personnes du dossier, dont son mari, lui aussi poursuivi.

Ce dernier a été mis en examen pour complicité de corruption et de trafic d'influence passifs, commis par personne dépositaire de l'autorité publique, a précisé une source judiciaire.

Dominique-Claire Mallemanche "nie la corruption et le trafic d'influence. Il n'y a, à mes yeux, ni l'un ni l'autre dans ce qu'elle a pu commettre", a dit à Reuters son défenseur, Me André Bezzina.

"Qu'il y ait eu des maladresses, un manque d'élégance parce qu'elle est fonctionnaire d'Etat... Mais de là à caractériser une infraction pénale, je n'y crois pas", a-t-il ajouté.

Dominique-Claire Mallemanche avait été placée mardi en garde à vue avec son mari dans le cadre d'une enquête préliminaire.

La fonctionnaire avait été brusquement placée préfète hors cadre en août dernier, huit mois seulement après son arrivée dans la Creuse.

Elle est notamment soupçonnée d'avoir favorisé la création d'une piste forestière pour les pompiers sur le terrain de l'hôtel de luxe le Mas d'Artigny à Saint-Paul-de-Vence, ouvrant des nouveaux droits à bâtir pour ce domaine, selon Nice Matin.

Son propriétaire aurait pu alors le mettre en vente, par l'intermédiaire d'un ami du couple, avec une importante plus-value, et permettre notamment au mari de la fonctionnaire de toucher une commission "en tant que rapporteur d'affaires".

Une version démentie par André Bezzina. "Cette procédure a été initiée avant que Mme Mallemanche soit en poste", a-t-il expliqué, assurant que sa cliente n'avait commis "aucune faute".

Des cadeaux qui auraient été offerts à l'ancienne sous-préfète de Grasse par des chefs d'entreprise sont également au coeur des investigations.

Matthias Galante, édité par Gérard Bon

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