Une Europe des sanctions est inacceptable, juge Michel Sapin

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SAPIN SOUHAITE QUE LA CE TIENNE COMPTE DE LA FAIBLE CROISSANCE POUR LES IMPÉRATIFS BUDGÉTAIRES
SAPIN SOUHAITE QUE LA CE TIENNE COMPTE DE LA FAIBLE CROISSANCE POUR LES IMPÉRATIFS BUDGÉTAIRES

PARIS (Reuters) - La Commission européenne devrait prendre en compte la faiblesse de la croissance et de l'inflation en donnant plus de temps aux pays qui, comme la France, doivent réduire leurs déficits publics, estime le ministre français des Finances, Michel Sapin.

Dans une interview accordée dans le cadre d'un sommet Reuters de la zone euro, il a indiqué que l'exécutif européen, qui se prononcera début mars sur les cas de la France, l'Italie et la Belgique, trois pays qui ne sont pas dans les clous des normes budgétaires de la zone euro, devrait à cette occasion valider une nouvelle trajectoire des comptes publics.

Selon Michel Sapin, la faiblesse de la croissance et l'écroulement de l'inflation ont changé la donne en zone euro.

"La Banque centrale européenne a tiré toutes les conséquences de ce constat (...) il faut que nous autres et la Commission tirions les conséquences en termes de trajectoire budgétaire", a-t-il dit.

"C'est ce qui sera fait d'ailleurs puisque la Commission fixera une nouvelle trajectoire qui sera peut être l'illustration de ce que nous pouvions demander: diminuer les déficits, c'est impératif pour un pays comme la France, mais à un rythme qui soit compatible avec le soutien de la croissance."

Le ministre français des Finances ne veut pas entendre parler de sanctions européennes, une hypothèse qui ne peut être exclue dans les faits en raison des manquements répétés de la France à ses engagements en matière de baisse de ses déficits.

"Il faut arrêter avec le terme de sanctions", a-t-il dit.

"L'Europe punitive, l'Europe punition, l'Europe sanctions, ce n'est pas supportable. L'Europe exigeante, l'Europe sérieuse, l'Europe de la coopération, l'Europe des règles respectées, c'est nécessaire et parfaitement compréhensible par nos concitoyens", a-t-il ajouté.

"Que la Commission européenne demande pour ceux qui sont en déficit excessif qu'il y ait par exemple 0,5% d'effort structurel (rapporté au produit intérieur brut), elle est parfaitement dans son rôle. Et la France doit pouvoir répondre non pas parce qu'il y aurait une sanction mais parce que c'est la crédibilité globale et de la France et de l'Europe face à ces obligations", a-t-il ajouté.

Mais "les peuples en ont assez d'entendre le terme de sanctions, la France en a assez d'entendre ce terme là qui n'a pas de réalité, qui n'est pas en adéquation avec la réalité".

(Ingrid Melander et Yann Le Guernigou, édité par Jean-Baptiste Vey)

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  • juillia3 le mardi 3 fév 2015 à 13:26

    que la france arrete de payer l europe et le deficite sera bouclé voila la reponse a l austilité

  • juillia3 le mardi 3 fév 2015 à 13:24

    toujours le meme discourt reduire quoi y en a marre !! il faut regarder de l avant et arreter de reculer pourtant facile a comprendre

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