Une étude dénonce les tarifs excessifs des produits alimentaires sur les vols low-cost

le
0

Une étude menée par le comparateur de voyages Kayak révèle les écarts de prix considérables entre les produits alimentaires vendus beaucoup plus cher sur les vols low-cost que dans les supermarchés. Des tarifs excessifs qui viennent combler les pertes des compagnies aériennes.

À défaut de pratiquer des prix élevés sur les billets d'avion, les compagnies aériennes low-cost mettent le paquet sur les produits alimentaires vendus en vol. Si les tarifs élevés des collations et autres sodas sont plus ou moins connus du grand public, ce sont les écarts de prix colossaux avec les supermarchés qui étonnent le plus.

Dans sa dernière étude, le comparateur de sites de voyages Kayak a examiné les prix pratiqués dans les avions et ceux observables dans les supermarchés. Les résultats sont absolument édifiants: certains produits étant 2500% plus chers lorsqu'ils sont vendus à 30.000 pieds plutôt que dans les rayons d'un géant de la grande distribution.

En observant les prix des snacks salés, les exemples ne manquent pas. Le paquet de cacahuètes, vendu 24 centimes les 100 grammes en supermarché (Super U), coûte jusqu'à 2,50 euros les 40 grammes (6,25 euros les 100 grammes) sur un vol low-cost, soit plus de 10 fois plus. «La restauration à bord étant un service supplémentaire, les compagnies low-cost n'hésitent pas à augmenter le prix du billet moyen en accroissant les prix de l'alimentaire. On veut alerter les voyageurs sur ces abus», explique au Figaro John-Lee Saez, Directeur Régional de Kayak pour la France, l'Espagne et l'Autriche. Même constat pour le paquet de chips, facturé 587 % plus cher par Transavia et XL Airways, ou pour le sachet d'olives dont le prix est 1733 % plus élevé sur un vol easyJet que dans les rayons de supermarché.

Côté sucre, Ryanair vend le croissant 2,50 euros quand celui-ci coûte 17 centimes en grande surface - même s'il est clairement plutôt de l'ordre d'un euro en boulangerie. Les petites gourmandises affichent elles aussi des prix exorbitants en altitude. Et pour cause, les barres chocolatées se vendent jusqu'à 566 % plus cher sur un vol Ryanair (2 euros contre 30 centimes en hypermarché Leclerc) quand le sachet de bonbons de 120 grammes s'achète 72 centimes en grande surface contre 3 euros sur XL Airways. «Les compagnies en profitent car les gens ne se rendent pas compte de leurs achats dans les avions. C'est étonnant car les personnes qui voyagent en low-cost font plutôt attention à leur budget», analyse John-Lee Saez.

Les boissons, alcoolisées ou non, ne sont pas en reste puisque le prix d'une petite bouteille de jus d'orange (250ml) affiché sur un vol low-cost est 500% plus élevé que dans les rayons. La canette de bière de 33cl quant à elle coûte jusqu'à 600% plus cher, une différence considérable mais toujours moindre que celle observée entre les prix du vin qui sont 1400 % plus élevé sur un vol low-cost qu'en supermarché.

Des marges réalisées sur la vente de produits autres que les billets

Si les écarts de prix sont aussi importants, c'est parce que les compagnies aériennes low-cost tentent de dégager leur marge sur des ventes accessoires et non sur la vente des billets dont les tarifs sont relativement bas:«Les compagnies low-cost essayent de récupérer leurs pertes sur d'autres produits, que ce soit sur l'enregistrement des bagages ou sur les frais de siège. La récupération des tarifs est particulièrement importante sur les boissons et l'alimentaire», détaille John-Lee Saez.

Ce dernier conseille aux voyageurs de prendre les plus grandes précautions en achetant ces produits directement dans le terminal: «On peut passer la sécurité avec des aliments ou des bouteilles d'eau, et puis un paquet de cacahuète ne prend pas beaucoup de place. Même si les prix pratiqués dans le terminal sont là aussi sûrement plus chers qu'en supermarché, les tarifs seront toujours moins élevés que dans les avions».

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant