Une enquête va être ouverte sur l'usage de gaz au chlore à Alep

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 (Actualisé avec commentaire du gouvernement syrien §7) 
    SEOUL, 8 septembre (Reuters) - L'Organisation pour 
l'interdiction des armes chimiques (OIAC) va ouvrir une enquête 
sur l'utilisation présumée par les troupes gouvernementales 
syriennes de gaz au chlore dans les quartiers d'Alep tenus par 
les rebelles. 
    La Défense civile syrienne, association menant des 
opérations de secours dans les zones occupées par l'opposition à 
Bachar al Assad, a indiqué que des bombes à sous-munitions 
contenant du chlore avaient été larguées mardi sur Alep par des 
hélicoptères de l'armée, provoquant la suffocation de 80 
personnes. 
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 
une personne a succombé à cette attaque. 
    "Les rapports les plus récents sur l'utilisation de chlore 
sont préoccupants", a commenté Ahmet Üzümcü, directeur de 
l'OIAC, s'exprimant devant la presse à Séoul où se déroule un 
forum sur la sécurité. 
    L'organisation va utiliser les moyens à sa disposition pour 
mener des investigations sur l'emploi de gaz toxiques et 
soumettre ses observations aux Etats membres de la Convention 
sur l'interdiction des armes chimiques, a précisé Üzümcü. 
    Une source militaire syrienne a démenti l'emploi de chlore à 
Alep et a affirmé que ces informations constituaient de la part 
des rebelles d'une tentative de diversion alors qu'ils sont 
proches de la défaite. 
    Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires 
étrangères s'est dit prêt à coopérer avec une équipe de l'OIAC 
actuellement sur le terrain en Syrie afin d'examiner des 
incidents que Damas impute à des "groupes terroristes et à leurs 
agents étrangers".  
    Une enquête de l'Onu et de l'OIAC, autorisée à l'unanimité 
par les quinze membres du Conseil de sécurité, a été menée 
pendant un an sur neuf attaques au gaz dans sept régions de 
Syrie et a conclu que les troupes gouvernementales avaient 
employé ce type d'armes dans deux cas en 2014 et 2015. 
    L'enquête a également conclu que le groupe Etat islamique 
(EI) avait eu recours à du gaz moutarde. 
    La ville d'Alep est le théâtre d'un affrontement continu 
entre rebelles et troupes syriennes depuis le début du conflit. 
L'armée a accentué sa pression ces dernières semaines pour 
reprendre l'ensemble de la ville, ce qui constituerait un revers 
majeur pour l'opposition. 
     
     
 
 (Ju-min Park, avec Suleiman Al-Khalidi à Amman,; Pierre 
Sérisier pour le service français, édité par Jean-Stéphane 
Brosse) 
 
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