Une employée de l'Onu enlevée à Bangui

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(Ajoute détails) BANGUI, 20 janvier (Reuters) - Une employée des Nations unies a été enlevée mardi par des individus armés à Bangui en République centrafricaine, a déclaré à Reuters un porte-parole de la mission de maintien de la paix de l'Onu, la Minusca. Lundi, une Française de 67 ans, en mission humanitaire à Bangui, avait été enlevée avec un prêtre centrafricain dans une zone contrôlée par les miliciens anti-balaka. Ses ravisseurs demandent la libération d'un de leurs chefs, arrêté pour meurtre et autres délits. ID:nL6N0UX0ZD "Des hommes armés non identifiés ont enlevé mardi une femme travaillant pour la Minusca après avoir stoppé son véhicule. Une tentative de rapt similaire avait échoué un peu avant", a dit la Minusca dans un communiqué. "La Minusca condamne fermement cet acte intolérable qui fait suite à l'enlèvement d'un prêtre centrafricain et d'une travailleuse humanitaire française." La veille, le Quai d'Orsay avait condamné le premier enlèvement, "contraire au droit humanitaire", et appelé ses responsables à libérer au plus tôt leur otage. La France a décidé de retirer progressivement ses troupes de la République centrafricaine où les soldats de la Minusca sont en cours de déploiement. De 2.000 aujourd'hui, la force Sangaris passera à 1.700 hommes au printemps et 800 à l'automne. L'opération, lancée en décembre 2013, visait à mettre fin aux massacres de masse et à ramener le calme en Centrafrique, pays déchiré par les affrontements entre anciens rebelles musulmans et milices chrétiennes ("anti-Balaka"), qui ont fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés. (Crispin Dembassa-Kette; Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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