Une élue mise en examen pour blanchiment nie toute implication

le
0
UNE ÉLUE PARISIENNE MISE EN EXAMEN POUR BLANCHIMENT D?ARGENT DE LA DROGUE NIE TOUTE IMPLICATION
UNE ÉLUE PARISIENNE MISE EN EXAMEN POUR BLANCHIMENT D?ARGENT DE LA DROGUE NIE TOUTE IMPLICATION

PARIS (Reuters) - Une élue parisienne d'Europe Ecologie-Les Verts, mise en examen dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent de la drogue, a nié samedi toute implication.

Adjointe au maire du XIIIe arrondissement, Florence Lamblin est l'une des neuf personnes mises en examen pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs après un vaste coup de filet en France et en Suisse.

"Si j'ai bien compris les termes de la mise en examen, que j'ai contestés, que Florence Lamblin a contestés, c'est d'être en lien avec une personne qui elle est impliquée dans une affaire de blanchiment", a dit son avocat, Jérôme Boursican, sur France Info.

"C'est une affaire qui concerne un certain nombre de personnes que n'a jamais connues et ne connait pas Florence Lamblin", a-t-il ajouté. "Je vais très rapidement demander un non lieu."

France Info précise avoir contacté l'élue qui a nié en personne toute implication. Selon plusieurs médias, 400.000 euros en espèces ont été retrouvés chez elle.

Le parquet du tribunal de grande instance de Paris avait annoncé mercredi l'interpellation de 17 personnes en France et trois en Suisse lors d'une opération contre un réseau de blanchiment lié à un trafic de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région parisienne.

En France, plus d'un million d'euros en espèces avaient été saisis, ainsi que deux photos d'art d'une valeur d'un million d'euros, six lingots d'or, des pistolets automatiques, des gilets pare-balles et des machines à compter les billets.

En Suisse, un million de francs suisses en espèces, 160 montres de collection d'une valeur de 2 à 3 millions de francs suisses et "une quantité importante de bijoux de luxe" avaient été saisis.

Les personnes interpellées en France sont des membres du réseau de trafic de drogue, des blanchisseurs et des clients bénéficiaires de remises d'argent en espèces, avait-il précisé.

Une enquête sur ce réseau avait fait apparaître qu'il avait importé plus de huit tonnes de cannabis, d'une valeur de 40 millions d'euros à la revente et que le produit des ventes était injecté dans un circuit complexe de blanchiment.

Le parquet avait évoqué des flux financiers "considérables", de près de 12 millions d'euros pour les seuls mois de mai à octobre 2012.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Stéphane Brosse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant