Une économie irlandaise plus saine au sortir du plan d'aide

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UNE CROISSANCE DE 1,5% EN IRLANDE AU 3E TRIMESTRE
UNE CROISSANCE DE 1,5% EN IRLANDE AU 3E TRIMESTRE

DUBLIN (Reuters) - L'économie irlandaise a enregistré au troisième trimestre une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent, la reprise semblant ainsi s'accélérer au moment où le pays sort de son programme d'aide internationale.

Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé un produit intérieur brut (PIB) de 0,7% pour la période, niveau de croissance qui correspond à celle du deuxième trimestre.

Avec un chômage en baisse, à 12,5% contre 15,1% un an auparavant, et une hausse des prix de l'immobilier à Dublin, ce chiffre publié jeudi confirme le redressement du pays, qui avait subi sa deuxième récession en cinq ans fin 2012-début 2013.

"Cela suggère clairement qu'il y a une bonne dynamique économique et que le consommateur revient doucement", dit Conall Mac Coille, économiste chez Davy Stockbrokers. "Les dépenses de construction progressent de 15% sur l'année, ce qui est un rythme d'expansion extraordinairement élevé."

L'économie irlandaise, tournée vers l'extérieur, a continué à ressentir les effets du ralentissement en Europe, avec un recul de 0,8% des exportations d'un trimestre à l'autre.

Mais elle montre malgré cela des signes de reprise avec notamment un rebond de 0,9% des dépenses de consommation sur le trimestre après leur sévère contraction plus tôt dans l'année.

L'Irlande a présenté mardi ses projets de budgets pour les sept années à venir afin de confirmer sa sortie du plan de sauvegarde et montrer que son économie est en mesure de croître assez vite pour réduire sa dette de 25% d'ici la fin de la décennie.

La semaine dernière, trois ans après avoir dû se résoudre à solliciter une aide internationale, l'Irlande est devenu le premier pays à sortir du plan de renflouement piloté par le FMI et l'Union européenne.

Jeudi, le FMI a prévenu Dublin que si l'économie irlandaise montrait des signes indéniables d'amélioration, le pays ne devait pas relâcher les efforts entrepris en vue de réduire un endettement qui reste parmi les plus lourds en Europe.

Le FMI adresse par ailleurs des reproches à l'Irlande, coupable à ses yeux d'avoir fait supporter aux contribuables le poids du sauvetage des banques en dépensant 60 milliards d'euros, l'équivalent de 40% de sa production nationale annuelle.

Il a par ailleurs abaissé ses prévisions de croissance 2013 à 0,3% contre 0,6%. Elles ont toutefois été élaborées avant la publication des statistiques officielles de jeudi.

Pour 2014, le FMI prévoit une croissance de 1,7% avant 2,5% en 2015.

Padraic Halpin et Conor Humphries, Benoit Van Overstraeten et Juliette Rouillon pour le service français

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