Une droite de plus en plus hostile à l'écologie

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Une droite de plus en plus hostile à l'écologie
Une droite de plus en plus hostile à l'écologie

Après un épisode au cours duquel la droite semblait convertie à l’environnement, les questions écologiques épousent désormais l’axe droite/gauche. Tant mieux !

Face au développement du mouvement écologiste et à l’aggravation de la crise environnementale, les principaux partis de droite français ont tenté d’adapter leurs discours et leurs programmes. Mais cette transformation, dépendante de l’activisme intermittent de leurs dirigeants, s’est avérée limitée et chaotique. Le retournement spectaculaire de Nicolas Sarkozy sur la question du changement climatique illustre d’ailleurs les difficultés de la droite à accommoder une doctrine profondément productiviste avec les enjeux du développement durable.

Les premières mobilisations environnementales à la fin du XIXe siècle visaient à conserver la nature en la préservant d’une expansion industrielle jugée dévastatrice. Ce conservationnisme, que l’on retrouvera ensuite chez des auteurs comme Bernard Charbonneau ou Robert Hainard, fait écho au discours conservateur, soucieux de préserver les modes de vie traditionnels. En cela, il n’est pas sans lien avec la pensée d’une partie de la droite française d’avant-guerre. Les velléités de protection de la nature portées par le régime de Vichy s’inscrivent ainsi dans un environnementalisme réactionnaire, hostile à la révolution industrielle et au rationalisme techniciste des Lumières.

Toutefois, la droite française qui se reconstruit après la seconde guerre mondiale va s’éloigner radicalement de ce conservatisme naturaliste. Pendant les « trente glorieuses », gaullistes et démocrates-chrétiens se sont faits les premiers défenseurs des avancées te...

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