Une douzaine de banques relèvent le taux de leurs crédits immobiliers

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D’autres établissements ont également prévu d’augmenter leurs taux dans les semaines qui viennent... La hausse des taux des crédits immobiliers se généralise. Explications.

Changement d’ère! Après trois années de baisse quasi ininterrompue, les taux des crédits immobiliers remontent. Depuis mi-mai, une douzaine de banques, nationales ou régionales, ont ainsi augmenté leurs taux de crédit de 0,05 à 0,30 % selon les établissements, constate le courtier Vousfinancer.com. Seul un établissement a baissé ses taux (de 0,20 % sauf pour les prêts sur 25 ans), alors que les autres les ont pour l’heure laissés inchangés. «Pour le mois de juin, nous avons reçu moins de barèmes que d’habitude et plus tardivement. Cela témoigne d’un certain attentisme dans les banques qui semblent ne pas vouloir remonter leurs taux toutes en même temps, à la fois pour rester bien positionnées par rapport à la concurrence, mais également pour ne pas casser la dynamique de marché constatée depuis le début de l’année», explique Sandrine Allonier, responsable banques chez Vousfinancer.com. Pour autant, le mouvement de hausse semble enclenché», ajoute-t-elle. Certains établissements ont d’ores et déjà annoncé qu’ils augmenteraient leurs taux dans les prochaines semaines.

Ce changement de tendance n’est pas surprenant. Il s’explique par la hausse rapide et importante du taux de l’emprunt d’État Français, l’OAT à 10 ans, qui sert de référence aux crédits à taux fixe. Celui-ci est passé de 0,4 % mi-avril (record historique) à 1,21 % aujourd’hui. Les taux d’intérêt pourraient continuer à grimper, selon certains économistes. «D’ici la fin de l’année, le taux de l’OAT à 10 ans, pourrait atteindre 1,5 %», estime ainsi Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC. Ce qui de fait, fera encore monter les taux des crédits immobiliers.

Quel impact pour les emprunteurs? «Pour l’instant, les hausses de taux ne devraient que faiblement les impacter», estime Jérôme Robin, président de Vousfinancer.com. Ainsi, si les taux des crédits augmentent de 0,5 % d’ici la fin de l’année, ceux sur 20 ans, passeront de 2,30 % aujourd’hui en moyenne (hors assurance emprunteur) à 2,80 %, ce qui reste très bas (les taux sur 20 ans étaient à 4,30 % en janvier 2012), d’autant que l’inflation revient. Pour l’emprunteur souscrivant un prêt de 200.000 euros sur 20 ans, cela se traduira par une hausse de 30 euros de sa mensualité (1080 au lieu de 1050 euros aujourd’hui). Le coût total de son prêt passera tout de même de 52.021 à 61.427 euros, selon les calculs de Vousfinancer.com.

Depuis le début de l’année, les particuliers se ruent dans les banques et chez les courtiers, pour renégocier leurs crédits en cours (parfois souscrit en 2014) ou souscrire un prêt. Profitant de cet afflux, les réseaux bancaires sont de plus en plus sélectifs, privilégiant plus que jamais les bons clients, ayant de bons revenus et de l’épargne. «En ce moment, certaines d’entre elles n’acceptent que les clients gagnant plus de 40 000 euros par an», note Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Ce qui va fragiliser les jeunes achetant leur premier logement et qui sont un peu plus présents sur le marché immobilier depuis quelques mois.

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  • d.e.s.t. le jeudi 11 juin 2015 à 19:23

    Voilà qui va relancer l'immobilier!