Une dictée collective pour faire vivre le breton

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NANTES (Reuters) - Plusieurs centaines de brittophones se sont mesurés samedi aux affres de l'orthographe et la grammaire bretonnes à l'occasion de la seizième "Skrivadeg", une dictée collective inspirée de celle popularisée par l'animateur de télévision Bernard Pivot en 1985.

Ces qualifications - préalables à une finale le 26 mai à Carhaix (Finistère) - avaient lieu simultanément dans onze autres villes de Bretagne, mais aussi à Paris non loin de la gare Montparnasse, quartier historique d'arrivée des exilés bretons dans la capitale au XXe siècle.

"L'objectif est d'abord de se faire plaisir en se retrouvant tous ensemble, mais aussi de se mesurer à la grammaire bretonne, qui est assez complexe", explique Claire Cariou, organisatrice de l'événement à Nantes, où une centaine d'écoliers, collégiens et adultes ont pris part à l'événement.

"Cela permet de montrer que le breton n'est pas une langue morte, mais bien vivante", estime Wilfrid Anezo, un conducteur de trains de 37 ans, qui en est lui à sa deuxième participation à la "Skrivadeg".

Classé par l'Unesco parmi les langues "gravement menacées", le breton connaît depuis quelques années un regain d'intérêt chez les enfants et adolescents.

Il souffre néanmoins d'un "trou générationnel" chez les 25-50 ans, conséquence de l'interdiction des langues régionales dans les écoles françaises au début du XXe siècle.

Guillaume Frouin, édité par Gérard Bon

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