Une «deuxième révolution» menace l'Égypte 

le
0
Des heurts violents se sont poursuivis dans la nuit sur la place Tahrir au Caire.

Au Caire

Onze personnes ont péri dimanche sur la place Tahrir, dont au moins quatre par balles réelles. Les autres ont été asphyxiées par les gaz lacrymogènes tirés par la police sur les manifestants. Cela porte à treize le bilan, dimanche soir, des morts en Égypte depuis deux jours. Ces tensions interviennent à une semaine du premier scrutin législatif depuis le départ de Hosni Moubarak.

Depuis samedi, les habitants du centre de la capitale égyptienne sont enveloppés d'un nuage blanc. Blanc comme un linceul accroché aux murs des immeubles. Blanc comme les fumées des tombereaux de grenades lacrymogènes tirées par la police antiémeute sur les milliers de manifestants exigeant du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qu'il transfère immédiatement le pouvoir aux civils.

Les gaz irritants s'insinuent partout. Ils font pleurer, tousser, provoquent vomissements et brûlures que les vétérans du soulèvement contre Hosni Moubarak disent n'avoir jamais ressentis au

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant