Une députée UMP prône la préférence nationale pour l'emploi

le
2

PARIS (Reuters) - SOS Racisme s'alarme de la reprise du terme de préférence nationale, thème cher au Front national, par la députée UMP Brigitte Barèges, membre de la Droite populaire.

Dans un communiqué, l'association juge "particulièrement inquiétant d'entendre une députée formellement membre d'un parti républicain verser dans l'extrême droite en reprenant un axe central du programme du FN."

Brigitte Barèges, membre de la Droite populaire, l'aile droite de l'UMP, s'est exprimée samedi sur France 3 Midi-Pyrénées.

"Ce que je dis simplement, c'est qu'entre ceux qui veulent ouvrir toutes grandes les portes - par souci doctrinaire et surtout électoraliste - et ceux qui veulent toutes les fermer - par repli un peu xénophobe - nous sommes au milieu, c'est-à-dire en traitant le mieux possible les besoins de la France dans un contexte économique très grave où le chômage augmente et où il nous faut, c'est vrai quand même, accueillir la préférence nationale", a-t-elle dit.

La ministre de l'Apprentissage Nadine Morano a désavoué dimanche l'utilisation de ce terme par une élue de la majorité.

"Je trouve que cette formule n'est pas adaptée et ne correspond pas à la politique menée par le gouvernement", a-t-elle déclaré au Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro.

Marine Le Pen utilise désormais dans son projet présidentiel le terme de "priorité nationale", notamment pour l'emploi. Mais le Front national a fait de la préférence nationale l'un de ses slogans majeurs depuis les années 80.

Pour SOS Racisme, en défendant la préférence nationale, Brigitte Barèges "montre, à l'instar de plusieurs de ses collègues membres du collectif de la Droite populaire, à quel point les alliances avec le Front national sont activement préparées et à quel point les idées de ce dernier sont en train d'imprégner une fraction croissante de la classe politique."

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • chatnour le dimanche 15 jan 2012 à 21:26

    SOS racisme et ses prises de positions, ses défenses inconsidérées des causes perdues pour immigrés, de préférence délinquants d'autre continent, (pas qu'eux, j'en conviens mais aussi toutes ces assocs prosélytes et bisounours qui nous crachent dessus, nous vomissent et pullulent chez nous) ont contribué à favoriser cet "appel d'air" et touchent en plus des subventions de l'Etat et de toutes les collectivités territoriales qui contribuent à la dette (à supprimer d'urgence)

  • chatnour le dimanche 15 jan 2012 à 19:57

    Enfin ! mais pourquoi avoir attendu cinq ans face à une évidence qui est en vigueur dans de nombreuses démocraties (exemple : le Canada entre autres) ? Quant aux prosélytes de SOS racisme, ils ont contribué largement à mettre notre pauvre pays là où il en est arrivé par tous ces 'appels d'air" incessants qu'ils ont constamment favorisé. Ils feraient mieux de s'occuper de tous leurs protégés candidats aux aides-braguette.