Une défaite pour apprendre

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Une défaite pour apprendre
Une défaite pour apprendre

Visage marqué, regard sombre? Laurent Blanc n'a pas fait long feu en conférence de presse d'après match mardi soir à Stamford Bridge. Comme s'il fallait ne pas trop en dire sous le coup de la colère froide l'habitant. Déjà épuisé par les questions des télés, le patron technique du PSG aura bien besoin de revoir ce match pour l'analyser complètement. Il pourra méditer sur ses choix d'hommes, ses décisions tactiques, son coaching? A l'aller, José Mourinho avait gagné la bataille tactique en première mi-temps mais Blanc lui avait répondu en seconde de façon magistrale. Mardi soir, l'ancien coach de Porto lui a tout fait. Une équipe mise en place pour prendre le ballon au milieu parisien. Pari gagnant. Ses choix de joueurs ? Gagnant aussi. Schürrle et Demba Ba sont ainsi les héros de ce quart de finale retour. Oui, Mourinho a été plus fort que Blanc et cela a fait mal à l'équipe française.

Grosse tension sur le banc

Nerveux tout le match sur ce banc, au point d'en jeter de rage une de ses fameuses cuillers à café en plastique? A cinq mètres de l'ancien sélectionneur, on a senti sa tension se propager à tout le staff. Dans son dos et en tribune, Zlatan Ibrahimovic, d'abord rigolard sur son siège, a été lui aussi atteint par ce stress. Frappant de ses bras le plexiglas devant lui après l'occasion ratée de Cavani qui aurait pu tout changer. Comme si le Suédois avait compris que la fin de match serait terrible. Les incessantes gesticulations d'un Mourinho venant discuter sourire en coin avec Claude Makelele dans la zone technique parisienne (sans que les arbitres portugais n'y trouvent à redire) n'ont rien arrangé au manque de sérénité affiché en seconde période.

Un but au mauvais moment

« Notre entame de match a été bien meilleure que celle que nous avions fait à Paris, analysait pourtant Laurent Blanc. Les 25 premières minutes, nous avons assez bien maîtrisé ce match. Et puis au moment où on s'y attendait le moins, on a pris un but. Et ce but là nous a fait très mal. Il a surtout permis à Chelsea de croire en ses chances. Après, en seconde mi-temps, Chelsea a été très bon. Il nous a manqué d'un peu de fluidité dans le jeu. On aurait pu en contre marquer ce but qui nous aurait sûrement permis de nous qualifier. On ne l'a pas fait. Chelsea y a cru jusqu'au bout, a été récompensé, bravo à eux ! »

Un déficit d'expérience

Interrogé sur l'attitude de Mourinho par un journaliste britannique, Laurent Blanc n'a en revanche pas voulu polémiquer : « Il avait certainement envie de parler avec Claude Makelele, il avait certainement aussi envie de courir féliciter son joueur. Si c'était arrivé à un de mes joueurs, j'aurais peut-être fait la même chose. » Mais ça n'a pas été le cas et visiblement, Blanc a paru exaspérer. Mourinho est un spécialiste. Il n'hésite jamais à user de ce genre de truc pour essayer de déconcentrer le coach adverse. Josep Guardiola peut en témoigner? Blanc, qui préfère parler de la différence d'expérience entre les deux clubs au niveau européen, s'inclut sûrement dans ce jugement. José Mourinho a dit qu'aller en demi-finale n'était un exploit ni pour lui, ni pour Chelsea. Espérons que cette leçon sera retenue par Laurent Blanc en vue de la saison prochaine?

De notre envoyé spécial à Londres

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