Une copie des "Mémoires d'outre-tombe" acquise par la BNF

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PARIS (Reuters) - La Bibliothèque nationale de France a acquis de gré à gré une copie manuscrite des "Mémoires d'outre-tombe" de Chateaubriand quelques heures avant sa mise aux enchères initialement prévue ce mardi.

Le montant de la transaction de cette pièce, décrite par la maison Beaussant-Lefèvre, organisatrice de la vente, comme "la seule copie intégrale des mémoires que l'on possède aujourd'hui", n'a pas été divulgué.

Le manuscrit de 3.514 pages et relié en dix volumes a été rédigé par des secrétaires et est signé de la main de Chateaubriand en 1847. Son prix était estimé entre 400.000 et 500.000 euros.

Selon la maison Beaussant-Lefèvre, il s'agit de l'une des trois copies intégrales des quarante-deux livres des "Mémoires d'outre-tombe" prévues par le contrat d'édition signé en 1836 par l'écrivain.

La première copie, qui est à l'état de fragments, est conservée à la BNF, la seconde n'a jamais été retrouvée.

La commission consultative des trésors nationaux avait recommandé la semaine dernière de reconnaître la copie manuscrite comme "trésor national" afin d'empêcher qu'elle soit exportée hors de France.

Dans un communiqué, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti salue "l'acquisition exceptionnelle réalisée aujourd'hui par l'Etat qui s'est porté acquéreur, à la suite d'un accord amiable avec le propriétaire, de la seule copie intégrale existante des Mémoires d'outre-tombe".

"Il n'existe pas en effet de manuscrit autographe de cette oeuvre capitale car Chateaubriand avait pris l'habitude très tôt de dicter son texte à un secrétaire et brûlé la plupart de ses brouillons", souligne-t-elle.

"Cette version est la seule qui permette de comprendre l'architecture de l'oeuvre telle que l'a voulue l'auteur".

Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

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  • lompala le mardi 26 nov 2013 à 14:09

    Ce n'est pas un "trésor national" c'est une "curiosité". Une telle somme aurait été plus judicieusement employée dans la numérisation d'ouvrages introuvables ou inaccessibles au public. Le passé ne vaut de l'or que pour les collectionneurs.