Une commune auvergnate en guerre contre la loi Santé

le , mis à jour à 08:27
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Une commune auvergnate en guerre contre la loi Santé
Une commune auvergnate en guerre contre la loi Santé

C'est la dernière histoire de pot de terre contre le pot de fer. Un pot de terre dénommé Brioude, sous-préfecture de Haute-Loire de 7 000 habitants, avec son hôpital créé il y a plus de mille ans. Le pot de fer, c'est l'agence régionale de santé (ARS) de Lyon, chargée de constituer sur la région Auvergne - Rhône-Alpes les groupements hospitaliers de territoire dits GHT, créés par la loi Santé. L'ARS a décidé que les habitants de Brioude iraient se faire soigner à l'hôpital du Puy-en-Velay si leur pathologie ne pouvait pas être traitée sur place.

 

Un hôpital difficile d'accès

 

« Le Puy est à une heure de route au moins, et l'hiver il faut passer le col de Fix, qui n'est pas déneigé la nuit », peste Jean-Jacques Faucher. Maire (DVD) de Brioude depuis 1995 et président du conseil de surveillance de l'hôpital de Brioude. Il a demandé le 23 juillet à l'ARS une dérogation pour n'être rattaché à aucun GHT. La réponse est tombée vendredi : « La directrice de l'ARS rejette notre demande. » « C'est incompréhensible. Les Brivadois sont depuis toujours tournés vers Clermont-Ferrand, explique François Boudet, président du comité de vigilance de l'hôpital de Brioude. C'est à 60 km et facile d'accès par l'autoroute A 75. On va se soigner au CHU avec lequel notre hôpital a passé de nombreuses conventions de coopération. La loi dit bien que le GHT doit être constitué sur la base du parcours de soins des patients. Or, ici, personne ne va au Puy. L'hôpital, ne soigne pas les accidents vasculaires cérébraux, par exemple. En cas de problème grave, le patient devrait être orienté sur le CHU de Saint-Etienne, soit encore une heure de route ! »

 

Après avoir organisé des manifestations, être monté jusqu'au ministère de la Santé sans se faire entendre, le comité de vigilance a déposé il y a huit jours un recours gracieux auprès de... la directrice de l'ARS. « Si elle le rejette, ...

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  • M940878 il y a 3 mois

    jps : suffit de consulter les pages jaunes pour infirmer ce que vous annoncez

  • mlaure13 il y a 3 mois

    ...un "dessert médicale"...c'est quoi...:-)))...ceci dit il est souhaitable que les choses se fassent en concertation, pour les cas jugés difficiles...:-)))

  • jps25 il y a 3 mois

    Je vois que personne n'est allé se faire soigner au Puy en Velay. Pas un médecin Français, même un bras cassé, il envoi à St Etienne ou Clermond personne ne reste Emile Roux (Hôpital du Puy)

  • M667361 il y a 3 mois

    je suis de ton avis fpelu et également lorant21 .. pour les maladies graves il y a l'ambulance voir l'hélico .. ou est le problème ?

  • bpasseri il y a 3 mois

    "il n'y a aucun AVC en France" seulement des pb sanguins

  • fpelu il y a 3 mois

    Je ne vois pas ce qui les empêche d'aller se faire soigner à Clermont Ferrand, s'ils le souhaitent. Personnellement, je préfère faire un peu de km et être soigné dans un hosto moderne avec de bons spécialistes, que d'aller crever dans ces mouroirs de 2de zone. Et puis, on ne va pas à l'hôpital tous les jours!

  • quoa il y a 3 mois

    dans la dotation de chaque ministre devrait etre compris un sonotone