Une commission confirme un massacre commis par l'armée au Nigeria

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    LAGOS, 1er août (Reuters) - L'armée nigériane a tué 349 
membres de la communauté chiite en décembre dernier dans le nord 
du pays, selon les conclusions d'une commission d'enquête 
judiciaire qui estime que des soldats devraient être traduits en 
justice pour leur implication. 
    Le rapport, publié dimanche, dénonce un "usage excessif de 
la force" et confirme les révélations de plusieurs organisations 
de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International, 
sur les événements qui se sont produits dans la ville de Zaria, 
dans l'Etat de Kaduna. 
    "La commission recommande par conséquent que des mesures 
devraient être prises immédiatement pour identifier les membres 
de l'armée qui ont participé à ces tueries entre les 12 et 14 
décembre en vue de les poursuivre en justice", peut-on lire dans 
le rapport de la commission d'enquête.  
    "Sur les 349 personnes déclarées mortes, 347 ont été 
enterrées dans une fosse commune", ajoute la commission. 
    Le commandement militaire, qui a toujours réfuté ces 
allégations et affirme que des membres d'un groupuscule 
islamiste armé ont tenté d'assassiner son chef d'état-major dont 
le convoi était bloqué par les habitants, a indiqué lundi qu'il 
étudiait le rapport.  
    Dans un rapport publié en avril, Amnesty International 
accusait l'armée nigériane d'avoir massacré des centaines 
d'hommes, de femmes et d'enfants appartenant à une secte 
musulmane chiite. 
    Le lendemain de l'attaque contre le chef d'état-major, le 
lieutenant général Tukur Buratai, les militaires ont pris 
d'assaut plusieurs bâtiments de la ville et auraient massacré 
plus de 350 personnes entre le 12 et le 14 décembre, ajoutait 
Amnesty.   
 
 (Alexis Akwagyiram; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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