Une cession de la part de l'Etat dans Orange pas d'actualité-PDG

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    LAVAL (Mayenne), 9 novembre (Reuters) - Un désengagement de 
l'Etat français dans Orange  ORAN.PA , dont il est le premier 
actionnaire avec 23% du capital, ne semble pas d'actualité à ce 
stade, a déclaré jeudi le PDG de l'opérateur télécoms Stéphane 
Richard. 
    Le gouvernement a annoncé cet été sa volonté de céder pour 
10 milliards d'euros d'actifs détenus dans des entreprises 
françaises afin de financer un fonds dédié à l'innovation. 
    L'Etat a revendu au début du mois les 4,73% du capital du 
groupe automobile Renault  RENA.PA  qu'il avait acquis en 2015 
après avoir déjà cédé en septembre 4,5% du producteur et 
fournisseur de gaz et d'électricité Engie  ENGIE.PA  pour 1,53 
milliard d'euros.   et       
    Orange fait partie des autres candidats potentiels aux côtés 
d'Aéroports de Paris (ADP)  ADP.PA , de la Française des Jeux 
(FDJ) ou encore de Safran  SAF.PA . 
    "Pour la question de l'actionnariat futur du groupe, tout 
dépendra du calendrier et des modalités d'une éventuelle sortie 
de l'État, que je ne souhaite pas particulièrement", a déclaré à 
Reuters Stéphane Richard en marge d'un déplacement à Laval en 
Mayenne.  
    "Je ne crois pas qu'elle soit vraiment à l'ordre du jour 
aujourd'hui", a-t-il ajouté. 
    Pendant la campagne pour l'élection présidentielle, Emmanuel 
Macron s'était dit prêt dans un entretien au site ElectronLibre 
à faire évoluer la participation publique au capital d'Orange 
tout en soulignant que la présence de l'Etat stabilisait 
l'actionnariat de l'opérateur historique. 
    Les télécoms ne sont pas cités au nombre des secteurs jugés 
souverains par la puissance publique à la différence de 
l'énergie nucléaire, la défense et les mines. 
    Jusqu'à présent, l'Etat s'est toutefois montré déterminé à 
maintenir une part importante dans Orange qui joue un rôle 
majeur dans le déploiement du très haut débit sur le territoire 
et possède des actifs stratégiques comme les câbles sous-marins. 
   "Je n'imagine pas que l'État pourrait sortir d'un seul coup 
et brutalement du capital de l'entreprise", a estimé Stéphane 
Richard.  
    "On peut parfaitement gérer aujourd'hui un désengagement 
progressif de l'État, sans que la question d'un actionnaire de 
substitution ne se pose". 
 
    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
LEAD 1-L'Etat a cédé 4,15% du capital d'Engie pour E1,53 md-APE  
    
LEAD 2-L'Etat a revendu les 4,7% du capital de Renault acquis en 
2015      
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 (Guillaume Frouin, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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