«Une certaine banalisation du suicide chez les personnes âgées»

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INTERVIEW - Alors que la ministre chargée des personnes âgées a appelé à la vigilance face aux «suicides de vieux», la psychanalyste Marguerite Charazac-Brunel analyse ce phénomène, pas seulement estival.

«Les suicides d'âgés augmentent en nombre et l'été leur est propice», déclarait mardi Michèle Delaunay, la ministre déléguée chargée des Personnes âgées, dans une note de blog intitulée «suicides de vieux». Marguerite Charazac-Brunel, psychanalyste (SPP), enseignante à l'université catholique de Lyon et auteur de Prévenir le suicide (Dunod), revient sur les principaux facteurs qui peuvent déclencher le passage à l'acte, et pas seulement en été.

LE FIGARO. - Les personnes âgées sont-elles une population plus à risque que les autres en termes de suicides?

MARGUERITE CHARAZAC-BRUNEL. - Oui, c'est très net. Si l'on compare avec le suicide des adolescents, par exemple, on remarque que ceux-ci font beaucoup de tentatives, mais que le désir de la mort est bien moins présent que chez les personnes âgées. Ces dernières désirent réellement mourir. Généralement, c'est une ou deux tentatives au maximum. Et, le plus souvent, la première est la bonne.

Peut-on ...

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