Une centrale photovoltaïque verra le jour en Corrèze

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Une centrale photovoltaïque verra le jour en Corrèze
Une centrale photovoltaïque verra le jour en Corrèze

Chère à François Hollande, qui n'est toutefois pas sans savoir la cherté et la complexité de cette entreprise qui courra sur plusieurs décennies, la transition énergétique passera aussi par le département présidentiel.



C'est LE grand chantier écologique du quinquennat. Un chantier qui suppose à la fois de mettre en avant la notion d'économie d'énergie drastiques et une nouvelle impulsion en faveur de l'énergie durables, ce qui, dans un contexte économique très défavorable, n'est pas une sinécure. D'autant que, pour l'heure, Matignon semble accorder la priorité à ce que la nomenklatura socialiste a appelé le redressement productif, lequel passe dans l'esprit de son locataire par l'exploitation soutenue de toutes les mannes financières.


Aussi le groupe pétrolier Shell peut-il continuer à prospecter le vivier d'hydrocarbures détecté au large de la Guyane, ce qui était également le souhait de la majorité des habitants, mais pas celui de Nicole Bricq, éphémère ministre de l'Écologie coupable d'être allée trop vite en besogne et d'avoir pris ses désirs pour des réalités. Quant au dossier sensible des gaz de schiste, les allégations récentes d'Arnaud Montebourg donnent à penser que le gouvernement n'est pas disposé à le mettre tout en bas de la pile.


Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que, moins de trois mois après l'élection de M. Hollande, des responsables d'EELV (Europe Écologie-Les Verts) et Corinne Lepage soient déjà montés au créneau. Reçues il y a quelques jours par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la successeure de Mme Bricq Delphine Batho pour préparer la conférence environnementale du mois prochain, les associations de défense de la nature sont néanmoins sorties satisfaites de cette réunion. Progressivement écartées du processus décisionnaire du Grenelle de l'environnement, elles devraient en effet avoir voie au chapitre jusqu'au terme du mandat présidentiel.


Autre motif de satisfaction : les technologies propres ne devraient pas être les grandes oubliées du quinquennat. La ministre vient en tout cas d'officialiser la construction prochaine d'une centrale photovoltaïqueen Corrèze, deux semaines après s'être entretenue avec le président du Conseil Général du département Gérard Bonnet et le maire de Tulle (par ailleurs conseiller du nouveau chef de l'état), qui ont manifestement bien défendu le dossier.



Une perception de la protection de l'environnement qui ne fait pas l'unanimité


Cette unité censée débuter ses activités courant 2014 sera construite sur un terrain encore non-exploité de la commune de Gros-Chastang, au bord de la route départementale 18, relatent nos confrères de France 3 Limousin. Ledit terrain s'étend en tout sur cinquante-sept hectares et « la place qui ne sera pas occupée par la centrale (NDLR : soit un peu moins de quarante hectares) sera viabilisée pour accueillir des activités agricoles », précisent-ils.


Porté par La Compagnie du Vent, émanation du groupe GDF-Suez, ce projet comprend en outre d'autres activités ayant trait à l'amélioration de la protection de l'environnement. En tout, quelque sept mille foyers seront alimentés en électricité « verte » via des panneaux photovoltaïques fabriqués par une entreprise mosellane, tandis que l'investissement privé s'élève à vingt-trois millions d'euros.


Une petite éclaircie dans le ciel du secteur, malmené ces derniers mois à l'image du rachat en catastrophe de l'ex-fleuron national Photowatt et qui souffre grandement de la concurrence chinoise, face à laquelle les pays de l'Union Européenne (UE) dans leur ensemble ont bien du mal à rivaliser. Alléchant sur le papier, ce projet fait cependant jaser localement. L'ONG Corrèze Environnement, mais aussi les agriculteurs de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) estiment en effet qu'« avant d'utiliser des terrains agricoles ou naturels pour ce type de centrale, il faudrait utiliser les toits des bâtiments d'habitations, industriels ou agricoles », rapporte France 3 Limousin.


L'histoire ne dit pas s'ils auraient suffi à fournir de l'électricité propre à sept mille foyers.


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  • frinie1 le vendredi 3 aout 2012 à 09:24

    Avant d'utiliser des terrains agricoles ou naturels pour ce type de centrale, il faudrait utiliser les toits des bâtiments d'habitations, industriels ou agricoles »,voilà une reflexion de bon sens. Gacher ainsi des terres agricoles pour du photovoltaique, c'est de la bétise. Quel sera le bilan économique d'une telle centrale ?

  • M3064430 le vendredi 3 aout 2012 à 09:22

    Un copain du Président normal a gagné le gros lot.....C'est ce que l'on appele la distribution des prix.