Une centaine de membres de Boko Haram tués au Niger-TV

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(Actualisé avec citations, contexte) NIAMEY, 6 février (Reuters) - Cent neuf membres de Boko Haram ont été tués par l'armée nigérienne qui a repoussé une offensive du mouvement islamiste à Bosso, ville du sud-ouest du pays proche de la frontière nigériane, rapporte la télévision publique. Les forces gouvernementales compteraient quant à elles quatre morts, 13 blessés et deux disparus. Quatre autres militaires nigériens ont par ailleurs été blessés à Diffa, où la France a mis en place cette semaine un détachement de liaison et de contact dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. ID:nL6N0VF4HK Le Tchad a quand à lui déployé ces dernières semaines 2.500 hommes au Cameroun et au Niger pour faire face aux incursions de la secte hors de ses bases du nord-est du Nigeria. "Vers 09h00, des éléments du groupe terroriste Boko Haram ont lancé deux attaques simultanées à Bosso et à Diffa. A Bosso, les forces de défense nigériennes aidées par les troupes tchadiennes ont neutralisé les assaillants", dit le ministre nigérien de la Défense, Karidio Mahamadou, dans un communiqué repris à la télévision. "L'attaques de Boko Haram lancée de Malam Fatori (au Nigeria) contre la ville de Bosso et le pont de Doutchi, dans la région de Diffa, a été repoussée. Des avions tchadiens ont bombardé la localité", a-t-on précisé de source militaire nigérienne. A Bosso, le général Yaya Doud, commandant des forces tchadiennes déployées au nord du lac Tchad, a été blessé d'une balle dans le ventre, dit-on de source proche des services de sécurité à N'Djamena. A Washington, des membres des services de renseignement américains ayant requis l'anonymat ont évalué vendredi entre 4.000 et 6.000 le nombre de combattants déterminés dont dispose le groupe armé. Les 300 lycéennes qu'ils ont enlevées en avril dernier à Chibok, dans le nord du Nigeria, sont sans doute toujours entre leurs mains, mais ont vraisemblablement été dispersées, ont-il ajouté. Leur sort a soulevé l'indignation dans le monde entier. (Abdoulaye Massalaki, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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