Une box pour découvrir les produits d'abbayes

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Une nouvelle box composée de produits de qualité provenant d'abbayes est vendue chaque mois pour soutenir les moines. Ce dispositif porte également la volonté de mettre en avant le patrimoine gastronomique français à travers des méthodes plus modernes et grand public.

Après avoir été ingénieur en mathématiques et en informatique, François Barber, a réalisé plusieurs projets dans le milieu de la gastronomie. «Mon métier, c'est le produit. Le bon produit». Mais le parcours atypique de ce catholique assumé ne s'arrête pas là. En novembre dernier, aux côtés de son ami Christophe Piriou, il lance La box de Séraphin pour faire profiter autour de lui des produits d'abbayes de qualité souvent méconnus du grand public.

«Peu de gens savent que les moines ont besoin de la vente de ces produits pour vivre. Je me suis dit que je pouvais les aider en mettant en avant ces bons produits artisanaux qui sont tout sauf de l'industriel», raconte au Figaro François Barber.

Chaque mois, une nouvelle box composée de six à sept produits d'abbayes est mise en vente au prix de 39 euros. «Je voulais quelque chose d'assez rigolo, qui se voit. L'idée de la box change et c'est moderne. Ça dépoussière l'image que l'on peut avoir de la religion». Ainsi, le client peut prendre un abonnement d'un ou plusieurs mois pour recevoir sa box pleine de produits alimentaires mais aussi de bien-être et, qui plus est, à 95% français. D'ailleurs, une carte de l'Hexagone se glisse toujours dans le panier pour connaître l'origine précise des produits.

«L'évangélisation par le produit»

L'objectif n'est pas de faire du profit mais simplement de ne pas perdre d'argent. «Sur les 39 euros, on ne retire qu'une marge de 1,50 à 1,80 euro», explique François Barber avant d'ajouter que «l'idée n'est pas d'en faire une multinationale mais plutôt une sorte “d'évangélisation par le produit”».

François Barber n'en est pas à son galop d'essai. En 2011, il lançait l'application gratuite Carpe Deum ,une sorte de réseau social pour les catholiques, avec l'objectif déjà assumé de moderniser la religion. C'est aux premiers utilisateurs de cette plateforme numérique qu'il a fait tester La box de Séraphin. «Le retour clientèle des utilisateurs de l'application a été assez sympa. Désormais on étend la communication sur Facebook notamment. Cela nous permet d'avoir une nouvelle clientèle, catholique ou non, qui ne connaissait pas les produits. Il y a une vraie synergie qui se crée».

Pour la petite histoire, le nom de Séraphin fait référence à un jeune moine de 27 ans que François Barber a rencontré quelques années plus tôt. Selon lui, il ressemblait à «un moine comme on ne les imagine pas». Un nom désormais utilisé pour dévoiler une image nouvelle de la religion, dans l'ère du temps. Comme un symbole.

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