Une baisse des prix plus positive que celle des taux des prêts immobiliers

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ttatty/Shutterstock.com
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(Relaxnews) - Selon la dernière étude de l?Observatoire de l?immobilier du Crédit Foncier, seul un recul des prix immobiliers rendrait de la capacité d?achat aux ménages.

À Paris, une baisse de 3% des prix de l?immobilier augmenterait de 2,5% le nombre de ménages pouvant acheter dans l?ancien. C?est ce critère qui est le plus décisif pour le portefeuille des ménages selon une étude publiée par l?Observatoire de l?immobilier du Crédit Foncier de mai 2013. Cette dernière est issue du baromètre Capacim réalisé en partenariat avec le Crédit Foncier par la chaire Ville et Immobilier de l?Université Paris-Dauphine. A contrario, une hausse de 0,30% des taux des prêts immobiliers réduirait de 1,7% le nombre de candidats à l?achat dans la capitale. Ce chiffre tomberait à 0,6% si le taux de chômage progressait lui de 1%.

Un effet plus évident dans les communes aux prix élevés

En se fondant toujours sur ces trois facteurs - baisse des prix de -3% à -7% selon les secteurs, hausse de 0,30% des taux d?emprunt et de 1% pour celui du chômage -, cette étude constate que l?effet de la variation est plus fort dans les communes les plus onéreuses. À Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), par exemple, où le mètre carré s?envisage en moyenne à 9.171 euros fin 2012, un repli de 3% des prix se traduirait par une hausse de 3,4% du nombre de ménages pouvant devenir propriétaires. Une hausse des taux des prêts immobiliers ne réduit les chances d?accéder que de 1,7% et celle du chômage seulement de 0,4%.

Moins de variation dans les villes les moins chères

A contrario, l?écart entre ces trois facteurs se réduit dans les communes moins chères. À l?instar d?Évry dans l?Essonne. Ici, un mètre carré de 1.980 euros abaissé de 5% augmente de 1,3% le nombre de ménages pouvant acheter, alors que la hausse des taux de crédits ne baisse que de 0,8% ce même nombre, et de 0,3% en cas de hausse du chômage de 1%.

slh/ls

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  • smartel8 le mercredi 15 mai 2013 à 17:14

    Tu parles d'une étude à la noix ,moi je dirais que les acheteurs et les vendeurs n'ont plus confiance au marché ,ont peur des arnaques et des taxes / impots de tous genres qui laisent les uns et les autres

  • callamos le mercredi 15 mai 2013 à 16:31

    Mais il est magique cet article..Même ma fille de 10 ans m'en a parlé...

  • mlemonn4 le mercredi 15 mai 2013 à 14:10

    Si les banques n'avaient pas doublé leurs marges, les taux des prêts immobiliers devraient être plus bas; mais voilà, cela fait 5/6 ans que la BCE leur donne du temps et de l'argent pas cher pour éponger leurs pertes; résultat, elles ne répercutent pas la baisse du coût de l'argent dans l'économie réelle (tjs sur le dos du consommateur); conséquence, déjà il n'y avait plus de confiance, mais maintenant il n'y a plus de crédit et donc plus d'économie (= récession et bientôt déflation)

  • adelala2 le mercredi 15 mai 2013 à 12:24

    Une baisse de 7 ou 8% à 2% de la commission des agences ça serait encore plus incitatif (depuis qu'un directeur d'agence m'a fait visiter une maison en Porsche Cayenne je vomis ces inutiles!)