Une assistante sociale voilée déboutée par la CEDH

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UNE ASSISTANTE SOCIALE VOILÉE DÉBOUTÉE À STRASBOURG
UNE ASSISTANTE SOCIALE VOILÉE DÉBOUTÉE À STRASBOURG

STRASBOURG (Reuters) - Une assistante sociale française, qui contestait son licenciement prononcé en décembre 2000 en raison de son refus d’ôter son voile islamique a été déboutée jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

La juridiction du Conseil de l’Europe a estimé que cette décision, motivée par le principe de laïcité, "fondateur de l’Etat" français, et par celui de neutralité, imposés aux agents des services publics, ne constituait pas une violation du droit à la liberté de religion.

Dans un arrêt rendu à l’unanimité des juges, elle rappelle "qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur le modèle français" mais reconnaît que ces principes poursuivent "le but légitime qu’est la protection des droits et libertés d’autrui".

"Les autorités nationales n’ont pas outrepassé leur marge d’appréciation en constatant l’absence de conciliation possible entre les convictions religieuses de Mme Ebrahimian et l’obligation de s’abstenir de les manifester", ajoute-t-elle.

La requérante, Christiane Ebrahimia, avait été recrutée en contrat à durée déterminée, fin 1999, comme assistante sociale au service de psychiatrie du Centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre.

Elle avait été informée un an plus tard que son contrat ne serait pas renouvelé en raison de son refus d’enlever sa coiffe et que cette décision faisait suite à des plaintes formulées par certains patients.

Ce nouvel arrêt de la Cour de Strasbourg complète une jurisprudence jusqu’à présente constante, depuis une décision de 2004 reconnaissant à la Turquie le droit d’interdire le port du voile à l’université. Cette interdiction a été levée depuis à l’initiative du gouvernement islamo-conservateur de l’AKP.

Les juges européens ont par la suite débouté en 2008 deux collégiennes françaises qui contestaient l’interdiction du port du voile dans les établissements scolaires.

Ils ont validé en 2014 la loi française interdisant le port du voile intégral dans l’espace public en déboutant à son tour une Française d’origine pakistanaise qui invoquait son droit au respect de sa vie privée et de ses convictions religieuses.

(Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

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  • M638341 le jeudi 26 nov 2015 à 18:01

    15 ans de procédures pour ça!!! notre civilisation est bien arrivée au bout!!

  • M7163258 le jeudi 26 nov 2015 à 16:34

    En résumer le port du voile burka etc.. est la revendication au nom de la liberté, d'afficher sa privation de liberté, sa soumission, de l'afficher ostentatoirement à tous et de ce fait, d'en faire la publicité..

  • danielk6 le jeudi 26 nov 2015 à 13:54

    Une seule réponse retour dans son pays dans délai ça suffit!

  • dotcom1 le jeudi 26 nov 2015 à 12:03

    Quelle genre d'extrêmiste se donne la peine de s'entêter jusqu'au CEDH pendant 15 ans et 3 rejets? Que va-t-elle faire maintenant que les voies légales sont épuisées?

  • laurus le jeudi 26 nov 2015 à 11:54

    En Arabie Saoudite, elle sera "libre" de se voiler autant qu'elle veut. Ses ancêtres, comme les miens, sont venus en France parce que leur pays ne leur permettait pas d'avoir un avenir. Si ce pays ne lui offre pas ce qu'elle attend, qu'elle suive leur exemple.

  • jplata le jeudi 26 nov 2015 à 11:46

    C'est des gens comme ça qui foutent le b ordel !

  • rraclot le jeudi 26 nov 2015 à 11:36

    Il faut faire un choix... Ou on fait ses prières ou on travaille ! Arrêtons ses bêtises il est plus que temps.