Une architecte se bat pour éviter la démolition de sa banque

le
0

EN IMAGES - L’ancien siège de la Banque populaire de l’ouest, dans la périphérie rennaise, pourrait être bientôt démoli. Son architecte réclame le classement des lieux pour en éviter la destruction et réutiliser le bâtiment.

Conçue dans les année 1990 en périphérie de Rennes (Ille-et-Vilaine), la Banque Populaire de l’Ouest à Montgermont, est aujourd’hui menacée de démolition. En mai dernier, le nouveau siège de l’établissement situé au nord de Rennes et accueillant 550 salariés a été inauguré après une vente aux enchères du mobilier des anciens locaux. Mais l’architecte Odile Decq qui a conçu les bureaux de Montgermont avec Benoît Cornette ne l’entend pas de cette oreille.

Elle vient de lancer une «pétition internationale» et en appelle notamment à François Hollande et à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, pour éviter cette destruction. Elle souhaite notamment un classement des lieux en tant que monument historique ou alors une déclaration «Patrimoine du XXe siècle» qui permettraient de protéger le bâtiment. Car selon l’architecte, cette réalisation qui a décroché 12 prix architecturaux d’envergure nationale et internationale est représentative «du courant «high tech».

Façades en double vitrage vissé

Parmi les éléments avant-gardistes pour l’époque, on peut citer le recours aux façades en double vitrage vissé suspendu ainsi qu’un ascenseur totalement panoramique comme il n’en existait pas encore. D’ailleurs, le bâtiment est évoqué dans de nombreuses bibliothèques et musées à travers le monde et sa maquette est visible au Palais de Chaillot, à Paris.

A en croire Odile Decq, son combat n’a rien à voir avec des questions d’argent. Elle prétend avoir été approchée pour une proposition d’indemnisation, montrant à ses yeux qu’il y a une certaine gêne à raser le bâtiment. Mais ce qu’elle réclame, c’est la réutilisation des lieux. «Dans le cas de la BPO de Rennes, c’est une évidence et son site de 7 hectares révèle des potentialités en la matière, écrit-elle dans son appel à pétition. Alors pourquoi le détruire? Ouvrons le champ de la réflexion autour de sa réutilisation.»

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant