Une ancienne demeure de Colbert à vendre

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Voisin de la place des Victoires, ce loft de 460 m2 mêle architecture contemporaine et plafonds classés monuments historiques.

Dans le jargon immobilier, c'est ce que l'on appelle un «bien atypique». Et celui-là l'est à plus d'un titre. Quel appartement à Paris permet en effet, en quelques pièces, de réaliser un bond dans le temps de trois siècles? Quasiment aucun, à l'exception de l'une des anciennes résidences de Colbert, célèbre ministre des Finances sous Louis XIV, mise en vente récemment.

Situé dans un hôtel particulier à deux pas de la place des Victoires (IIe), «ce loft historique de 460 m² s'ouvre sur une première partie XVIIe de 125 m², puis se poursuit sur 335 m² par un ancien atelier du XIXe, très contemporain, doté de larges verrières et de puits de lumière», détaille Agnès Pinaire, chargé de la transaction pour le compte de l'agence Belles Demeures de France.

Bénéficiant de hauteurs sous-plafonds vertigineuses, allant de 4,50 m à 6,50 m côté loft, cet ensemble architectural à l'esprit «châtelain du XXIe siècle», dispose de neuf pièces dont quatre chambres et s'ouvre sur trois terrasses, toutes à l'abri des regards indiscrets. Le parquet Versailles a été refait à l'identique. «Ce qui n'empêche pas ce lieu d'intégrer les dernières innovations technologiques, comme la domotique», glisse l'experte. Chose rare, les plafonds du salon et de la chambre principale comportent chacun une fresque. Restaurées il y a plusieurs années, puis entièrement toilettées par l'actuel propriétaire, «elles ont été réalisées en 1680 par l'ornementiste Jean Lemoyne, peintre des Bâtiments du roi qui a également officié à Versailles, raconte Agnès Pinaire. Surtout, ces plafonds, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques, comptent parmi les plus beaux que le XVIIe nous ait laissés.»

Installé au premier niveau de l'hôtel particulier, l'étage noble du bâtiment, ce bien a déjà été visité «par plusieurs personnalités». Il devrait sans doute séduire les acheteurs américains, «qui sont fous de Versailles, estime Agnès Pinaire. Ou alors quelqu'un soucieux de l'art et de l'histoire. C'est un écrin de collectionneur». Son prix? Ultraconfidentiel, comme l'adresse.

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