Une adolescente arrêtée au Cameroun dit être une otage de Chibok

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    YAOUNDE, 26 mars (Reuters) - Une jeune fille arrêtée 
vendredi dans le nord du Cameroun avec une ceinture d'explosifs 
sur elle a affirmé qu'elle était l'une des 219 lycéennes 
enlevées en avril 2014 par les islamistes de Boko Haram à 
Chibok, au Nigeria, a-t-on appris auprès des autorités 
militaires et administratives locales. 
    Deux jeunes filles dissimulant sur elles des ceintures 
d'explosifs ont été interceptées dans la localité de Limani et 
remises aux soldats camerounais. 
    "L'une d'elles a déclaré qu'elle était une des otages de 
Chibok. Elle a une quinzaine d'années. Nous vérifions ses 
dires", a déclaré un des responsables de l'administration local, 
Raymond Roksdo. 
    Deux sources militaires ont confirmé que l'adolescente 
affirmait être une lycéenne enlevées à Chibok. Les vérifications 
pourraient prendre quelques jours. 
    Quelque 270 lycéennes ont été enlevées en avril 2014 lors 
d'un raid mené par des islamistes du mouvement Boko Haram à 
Chibok, dans le nord-ouest du Nigeria, non loin de la frontière 
camerounaise. Une cinquantaine d'entre elles ont réussi à 
s'évader. 
    Le rapt des lycéennes a suscité l'indignation au Nigeria et 
à travers la planète, où des personnalités influentes ont tenté 
de mobiliser les autorités pour les retrouver.  
    Deux ans après l'attaque, 219 lycéennes sont toujours 
retenues en captivité. 
 
 (Anne Mireille Nzouankeu avec Josiane Kouagheu; Henri-Pierre 
André pour le service français, édité par Julie Carriat) 
 
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