Unai Emery, l'homme qui boit la concurrence

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Unai Emery, l'homme qui boit la concurrence
Unai Emery, l'homme qui boit la concurrence

Fin août, l'entraîneur basque avait séduit son monde en expliquant la concurrence dans une équipe de football avec des bouteilles d'eau. L'assistance avait bu ses paroles, impressionnée et happée par le discours du coach. Deux mois plus tard, l'impression domine que ce sont toujours les mêmes bouteilles qui débutent les matchs. Même quand la flotte a mauvais goût...

C'était fin août, le PSG n'avait pas encore perdu le moindre match officiel après trois sorties et s'apprêtait à débouler sur le Rocher pour y rencontrer Monaco. À cette époque, Unai Emery était adulé par la presse et starifié par les réseaux sociaux – il paraît que ça compte. En marge de la conférence de presse qui annonçait le déplacement à Monaco, Emery s'est donc expliqué à propos de la manière de gérer son effectif. Pour expliquer sa méthode, deux bouteilles d'eau posées face à lui vont servir d'exemples. Et là, l'ancien entraîneur de Séville imagine un dialogue virtuel. "Quand tu es énervé et que tu joues, tu as la responsabilité de me montrer que je me suis trompé", lâche Emery dans son français chantant. Une méthode à l'eau douce qu'il avait déjà sortie en 2014 à Séville. Sur le moment, l'assistance est séduite. Une saine concurrence ? Génial. Après tout, lorsqu'il débarque dans le capitale, Emery a une idée forte en tête : "Avec moi, tout le monde repart de zéro." En gros, Kimpembe vaut Thiago Silva, et Verratti peut se faire bouger par Nkunku. Ça, c'est l'esprit. Deux mois plus tard, le onze de départ n'a jamais semblé aussi figé qu'actuellement. Sans blessure, le onze type a donc cette gueule : Areola – Aurier, Marquinhos, Thiago Silva, Kurzawa – Thiago Motta, Verratti, Matuidi – Lucas, Cavani, Di María. Un onze sans recrue et sans Adrien Rabiot. Or, le Marquis, justement, est celui qui est en train de changer la donne comme jamais. Sans doute pour la première fois depuis l'arrivée de QSI. C'est peut-être le seul joueur qui, actuellement, donne des soucis à l'Espagnol lorsqu'il doit coucher sa composition d'équipe. Le reste, c'est simple comme bonjour, même si Maxwell, à gauche, n'a pas dit son dernier mot. Alors au milieu, ils tournent à quatre pour trois postes. Krychowiak, acheté plus de trente millions et qui vient de gagner la C3 avec Emery, cire le banc et semble très loin des titulaires.

S'entêter avec Di María... quitte à perdre Jesé et Ben Arfa


Devant, Ben Arfa et Jesé, présentés comme des titulaires en puissance, sont voués à entrer à la 85e minute pour le premier, et cinq minutes plus tôt pour le second. Même quand Di María et Lucas enchaînent les prestations ratées, ils restent dans le onze match après match. Sur ce…


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