Un week-end à Dakar, au rythme du marathon

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Un week-end à Dakar, au rythme du marathon
Un week-end à Dakar, au rythme du marathon

Le pays espère faire de l’endurance un atout pour le tourisme, malgré le défi économique et sécuritaire.

En revenant du futur aéroport Blaise Diagne – dont l’inauguration est prévue dans la grande banlieue de Dakar à l’horizon 2018 – combien d’automobilistes jetteront un œil à ces deux grands baobabs, situés sur la gauche de la chaussée ?

Les 935 participants du premier marathon de Dakar, qui s’est couru dimanche 14 février sur la portion d’autoroute qui mène au futur aéroport, ont eu le temps de regarder les arbres, de les admirer parfois aussi. Quasiment côte à côte, ils marquaient fièrement le 33e km de l’épreuve. Depuis plusieurs dizaines de minutes, le soleil tabassait la nuque et le tracé du marathon suivait une interminable ligne droite en montée. Pour avancer, il fallait chercher au fond de soi ou observer ces baobabs. L’un d’eux, avec ses branches courtes dressées vers le ciel, ressemblait à celui du Petit Prince de Saint-Exupéry…

Au pays des lutteurs, la course à pied semble avoir fait de nouveaux adeptes. Les différentes épreuves (2 km, 10 km, 21 km et marathon), organisées pendant le week-end, ont donné un air de fête à un lieu aussi triste et monotone qu’une autoroute. Les différentes courses ont rassemblé près de 20 000 participants, une première au Sénégal. L’Afrique de l’ouest, certes réputée pour la qualité de ses marcheurs, peut-elle venir concurrencer l’est du continent (Kenya, Éthiopie…), qui fait main basse sur toutes les médailles sur marathon ? « Il est encore tôt pour le dire, répond Matar Ba, ministre des sports. Mais dans 10 ans, il y aura peut-être...

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