Un village paye son instituteur pour sauver une classe

le
0
Le maire de Puy-Saint-Vincent, station de ski des Hautes-Alpes, va recruter et rémunérer aux frais de la municipalité un professeur pour sa classe de maternelle, dont l'inspection académique a annoncé la fermeture.

Puisque l'État ne veut pas mettre la main à la poche, ce sont les habitants qui le feront. En désespoir de cause face au refus de l'inspection académique de maintenir ouverte l'unique classe maternelle de son village, le maire de Puy-Saint-Vincent, dans les Hautes-Alpes, a décidé que le village se paierait son propre instituteur.

Créée par la municipalité et les parents d'élèves, une association subventionnée par la mairie prendra en charge le salaire du professeur. Pour ce faire, une enveloppe de 60.000 euros - dont 35.000 euros seront alloués à ce salaire et le reste au fonctionnement de l'école - a déjà été prévue dans le budget 2011. «On a retourné le problème dans tous les sens et c'est la seule solution (...), même si ça déplaît à l'inspection d'académie», explique Marcel Chaud, maire sans étiquette de Puy-Saint-Vincent.

Cette station de ski de moyenne montagne ne compte que 300 habitants permanents. À la rentrée prochaine, vingt-trois élèves d

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant