Un village de Provence sourd à la rumeur d'un mariage Pitt-Jolie

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LA RUMEUR DU MARIAGE IMMINENT DE BRAD PITT ET ANGELINA JOLIE LAISSE DE MARBRE LE VILLAGE PROVENÇAL DE CORRENS
LA RUMEUR DU MARIAGE IMMINENT DE BRAD PITT ET ANGELINA JOLIE LAISSE DE MARBRE LE VILLAGE PROVENÇAL DE CORRENS

par Jean-François Rosnoblet

CORRENS, Var (Reuters) - La rumeur qui annonce le mariage imminent en France de Brad Pitt et d'Angelina Jolie n'affole pas les 700 habitants de Correns, petit village de Provence où l'on a appris à vivre dans le discret voisinage du couple le plus glamour de Hollywood.

Dans cette commune située sur les rives de l'Argens, au nord de Brignoles, on ne prête guère d'attention à l'emballement médiatique qui déferle sur ce coin du Haut-Var depuis que France 3 a évoqué jeudi la probabilité d'une telle union samedi.

Tout juste note-t-on ces derniers jours un net regain d'intérêt depuis que se propage la rumeur du mariage des deux stars américaines, samedi dans leur château de Miraval.

"On n'est pas au courant", a dit jeudi à Reuters l'adjoint à la culture de la petite municipalité, Patrick Mareschi.

A la mairie, on reconnaît volontiers plus d'une cinquantaine d'appels de journalistes en quête de la précieuse information. Sans succès car le personnel municipal se retranche derrière son devoir de réserve pour laisser planer le doute.

Pas davantage de succès sur les panneaux d'information à l'entrée de la mairie où aucun ban de mariage n'est visible. Mais la loi n'impose leur publication que dans les dix jours suivant l'inscription de la date du mariage sur les registres.

Les équipes de télévision en sont donc réduites à se rabattre sur les rares passants en quête du précieux témoin susceptible de confirmer ou d'infirmer la nouvelle.

"La légalité prévoit en France le passage en mairie. A l'inverse de la cérémonie religieuse, il n'est donc pas possible de se marier civilement chez soi", indique Patrick Mareschi.

A défaut de mairie, le couple pourrait donc se contenter d'une cérémonie religieuse dans la chapelle de son domaine, qui a été rénovée l'an dernier, mais impossible de le confirmer.

UN COUPLE DISCRET

Les portes de l'église du village sont en effet closes. Le curé de la paroisse vit dans une communauté religieuse d'un village voisin et ne vient à Correns que pour les offices.

Ironie du sort, un concert est programmé ce jeudi dans l'église en hommage au pianiste de jazz Jacques Loussier, propriétaire du château Miraval avant qu'il ne soit vendu en 1992 à l'homme d'affaires américain Tom Bove puis, en 2008, au couple d'acteurs pour une somme estimée à 35 millions d'euros.

Le musicien français avait créé au sein de Miraval un studio international d'enregistrement où se sont succédé des groupes de légende tels que Pink Floyd, The Cure ou encore les Cranberries.

Ne comptez pas sur les habitants pour vous parler d'une rumeur qui, au mieux les indiffère, au pire les indispose.

"Ils feraient mieux de se marier aux Etats-Unis", lâche l'un d'eux avant de s'éloigner au volant de son véhicule.

"On ne les voit jamais, ils se protègent, ils sont tellement harcelés", plaide l'adjoint à la culture. "On leur a fait des courriers pour les inviter à nos festivités, ils n'ont jamais répondu. Alors on respecte leur intimité."

Au début de leur installation, les curieux étaient nombreux à venir à l'office du tourisme pour s'enquérir du chemin de Miraval. "Ils demandaient où était la maison du couple", dit-on.

Quelques personnalités se sont même perdues sur le chemin du domaine. Au village, on se souvient d'avoir croisé l'acteur Georges Clooney et le leader du groupe rock U2, Bono, au volant d'une somptueuse automobile décapotable.

SOLEIL DE PLOMB

Il se murmure que le chanteur irlandais, séduit par les vignobles et les champs d'oliviers qui s'étalent à perte de vue, aurait même un temps caressé l'idée d'acheter une propriété mitoyenne à celle de son ami Brad. Il a finalement renoncé à l'acquisition de cette maison qui aurait appartenu à l'ancien champion automobile Jean-Pierre Beltoise.

Le couple n'est pour sa part venu qu'une fois au village pour déjeuner à l'Auberge du parc. Il aurait réservé la plus grande partie de l'établissement situé au cour du hameau afin de se préserver du regard des curieux.

Alors on s'est habitué à vivre avec ces célèbres mais discrets voisins, qui restent sur leurs terres sous la protection d'un service de sécurité dissuasif et où seuls quelques privilégiés sont parfois admis, comme les gestionnaires de la société de chasse locale qui s'occupent des animaux nuisibles du domaine de 400 hectares en échange de journées de chasse privées.

Aux curieux désormais plus rares qui veulent absolument apercevoir le château, les gens du cru indiquent bien volontiers un chemin qui grimpe dans la forêt de résineux.

Mais, préviennent-ils, cela n'en vaut guère la peine car on se griffe les mollets avec les ronces et on transpire à grosses gouttes sous un soleil de plomb pour, au final, simplement entrevoir un morceau de la bastide du XVIIe siècle.

"Ici, au pays du vin, des olives et du miel, il y a tellement d'autres choses à faire qu'à écouter les rumeurs", résume Patrick Mareschi.

Edité par Yves Clarisse

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  • vxboucau le vendredi 10 aout 2012 à 11:38

    ca c'est de l'info !

  • LeRaleur le vendredi 10 aout 2012 à 11:33

    Ce qu'on s'en fou.