Un village condamné à disparaître sous les mers

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Il va falloir trouver une solution pour les 400 habitants du village de Kivalina, en Alaska. Ces dix dernières années, il a été envahi trois fois par les eaux.

Les années sont comptées, pour le petit village de Kivalina, en Alaska. Dans un long reportage, le Washington Post raconte l'histoire de ce site atypique, en plein milieu de la mer. Un site que le réchauffement climatique et les dérèglements de la planète condamne à être éradiqué des cartes dans les dix années à venir. Situé à environ 130 kilomètres du cercle arctique, le village compte 400 habitants et 85 habitations... que le recul de la banquise va faire disparaître.

Initialement, Kivalina était emprisonné cinq mois durant pendant la saison hivernale, la banquise atteignant plus de trois mètres d'épaisseur. Une importante couche de glace qui protégeait le village des vagues et de l'érosion provoquées par les tempêtes. Cette ère de protection naturelle est en train de disparaître: désormais, la banquise ne se forme que durant trois mois, ce qui laisse le village dans une situation de vulnérabilité face aux caprices de l'océan.

Envahi trois fois par la mer

Ces dix dernières années, le village de Kivalina a été envahi trois fois par les eaux. Une situation critique et sans précédent. Malgré la construction, en 2011, d'une barrière artificielle pour tenter de ralentir l'érosion du sol provoquée par les eaux, rien n'y fait. Et le phénomène continue de s'accroître. Ce qui ne laisse présager rien de bon, selon les experts. La secrétaire américaine à l'Intérieur Sally Jewell s'est rendue en personne dans le village pour soutenir les habitants. «Votre situation va faire comprendre au monde entier ce qui se passe réellement», a-t-elle expliqué il y a à peine une semaine. «Cela va nous aider à sensibiliser le Congrès américain face au changement climatique».

La survie du village est toutefois possible. Mais coûteuse. La seule issue possible serait de déménager le hameau, à la manière du village fidjien Vunidogoloa, déplacé l'an dernier en raison de la montée des eaux du Pacifique. Dans le cas de Kivalina, le coût de ce «déménagement» massif est estimé à plus de 100 millions de dollars. Soit deux fois plus que le montant proposé par l'administration Obama pour aider la totalité des villages d'Alaska qui connaissent un problème similaire de montée des eaux... Alors que François Hollande, accompagné de Marion Cotillard et de Mélanie Laurent, vient de lancer à Manille un appel contre le réchauffement climatique, cette histoire a d'autant plus de poids dans l'actualité.

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  • Toti1926 le mardi 3 mar 2015 à 12:07

    Il est bien le petit François, il s'occupe de tout mais en réalité il ne fait rien. C'est le roi du bling bling...

  • mcarre1 le lundi 2 mar 2015 à 18:02

    LOL Question entendue à l'instant dans "C dans l'air" : François Hollande se propose-t-il d'inverser la courbe du climat? ;-)

  • sidelcr le lundi 2 mar 2015 à 09:22

    Ce genre d'histoire existe depuis des millénaires , les cités englouties sont légions , quoi de plus normal .