Un village breton sauve son école après avoir bradé ses terres

le , mis à jour à 17:20
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VIDÉO - Dans le Finistère, la commune de Berrien avait décidé de vendre dix terrains à un euro le mètre carré afin d’attirer de nouvelles familles. En moins de trois mois plus de 2000 appels du monde entier.

Une histoire qui se termine bien, pour le petit village de Berrien, dans le Finistère. En juin, l’initiative du maire Paul Quémener faisait énormément parler d’elle dans les médias et sur les réseaux sociaux. Son but? Lutter à sa manière contre la fermeture de son école à la rentrée prochaine, victime de la nouvelle carte scolaire. Pour cela, une seule solution: attirer des familles en bradant dix terrains viabilisés de 800 mètres carrés, afin d’attirer des familles avec enfants! La mise à prix était imbattable: un euro symbolique le mètre carré, contre 9,50 euros initialement.

Alors que la rentrée des classes a déjà sonné pour beaucoup de Français, le petit bourg breton de Berrien a finalement réussi à éviter la fermeture d’une classe lors de la rentrée en attirant de nouvelles familles via la vente de terrains à un 1 euro le mètre carré, a-t-on appris vendredi auprès du maire, qui, cerise sur le gâteau, a même reçu une demande en mariage. «Nous avons cinq familles sur place avec neuf enfants en tout dans notre école», a expliqué le premier magistrat de ce village du centre-Finistère de près de 1000 habitants. «Du coup, l’Éducation nationale a décidé d’annuler la suppression de notre quatrième poste», a-t-il poursuivi, précisant que cinq autres familles, avec une douzaine d’enfants en tout, allaient s’installer à Berrien d’ici un an ou un an et demi.

Dix terrains vendus... et une demande en mariage

«Là, au niveau de l’école, nous sommes tranquilles pour quelques années», s’est félicité M. Quéméner. La commune avait été submergée d’appels suite à cette opération, recevant en moins de trois mois plus de 2000 appels. Le succès ne s’était en effet pas fait attendre: en à peine une semaine, la mairie de Berrien avait déjà reçu près de 200 demandes pour ses dix terrains bradés! La provenance des coups de téléphones a même largement dépassé les frontières françaises. Entre les gens qui voulaient simplement spéculer, ceux qui voulaient venir à condition qu’on leur trouve un travail, et les autres qui souhaitaient bâtir une résidence secondaire, la mairie a donc fini par faire son tri.

Berrien n’est pas la première commune à opter pour cette solution afin d’attirer de nouveaux habitants. En avril dernier, Le Figaro Immobilier vous racontait comment la petite commune de Champ-du-Boult, dans le Calvados, avait déjà bradé en mai quatre terrains à un euro le mètre carré, après avoir échoué pendant des années à les céder à 12 euros le mètre carré. Cette initiative a également été réalisée avec succès par le passé dans deux communes du Calvados et du Cantal.

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