Un troisième parti tunisien ne votera pas la confiance à Essid

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TUNIS, 26 janvier (Reuters) - Le gouvernement que vient de constituer le Premier ministre tunisien désigné Habib Essid risque d'être rejeté mardi au parlement, un troisième parti ayant annoncé lundi qu'il ne lui voterait pas la confiance. En cas de défaite lors de ce vote de confiance, le président Béji Caïd Essebsi devra charger une nouvelle personnalité de former le gouvernement. Habib Essid a formé la semaine dernière un cabinet dont les membres sont issus des rangs de Nidaa Tounès, formation laïque arrivée en tête aux élections législatives d'octobre, ainsi que de plusieurs petits partis. Aucun portefeuille n'est revenu aux autres grands partis, dont les islamistes d'Ennahda. Ennahda et le Front populaire (gauche) ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils ne voteraient pas la confiance et lundi, une troisième formation, Afek Tounès, a annoncé qu'elle ne voterait pas non plus la confiance au gouvernement Essid. A l'Assemblée des représentants du peuple (APR), Nidaa Tounès détient 86 sièges et est soutenu par l'Union patriotique libre (UPL, 16 sièges). Mais sans le soutien d'autres partis ou de dissidents, Essid n'atteindra pas la barre des 109 voix nécessaire, au sein de la chambre (217 sièges), pour obtenir la confiance. Ennahda contrôle 69 sièges, le Front populaire 15 et Afek Tounès huit. (Tarek Amara; Eric Faye pour le service français)

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