Un témoin malmené au procès Bissonnet

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La cour d'assises de l'Hérault a entendu mardi le témoignage d'Yvon Solignac, qui hébergeait le vicomte d'Harcourt lors de ses visites à Jean-Michel Bissonnet.

Dans la triste histoire de l'assassinat de Bernadette Bissonnet, l'amitié est mise à toutes les sauces. C'est au nom de ce noble sentiment qu'Amaury d'Harcourt aurait accepté, à la demande de Jean-Marie Bissonnet, de prêter la main au crime. Faux, rétorque son ami de quarante ans, qui prétend que le vicomte a tout manigancé dans son dos.

Yvon Solignac se campe à la barre des assises de l'Hérault. Ce retraité de belle stature aux cheveux de neige, porte un veston beige foncé sur un pantalon clair. C'est lui qui, près de Montpellier, hébergeait M. d'Harcourt quand il venait visiter M. Bissonnet, car l'épouse de ce dernier ne l'appréciait pas. «Je me suis senti trahi», déclare-t-il aux jurés. Le témoin n'arrive toujours pas à admettre que son vieux camarade a trempé dans un crime de sang, à tel point qu'il en perd son français pour inventer une expression qui renferme tout son désarroi: «Il a dérapé, il s'est dérapé lui-même».

Le 11 mars 2008, Amaury d'Har

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