Un syndicat de police veut plus de sauveteurs sur les plages

le
1
APRÈS UNE SÉRIE DE NOYADES, UN SYNDICAT DE POLICE RÉCLAME DAVANTAGE DE SAUVETEURS SUR LES PLAGES
APRÈS UNE SÉRIE DE NOYADES, UN SYNDICAT DE POLICE RÉCLAME DAVANTAGE DE SAUVETEURS SUR LES PLAGES

PARIS (Reuters) - Le syndicat de police Alliance réclame davantage de sauveteurs sur les plages après une série de quinze noyades au cours du dernier week-end en France, regrettant qu'en 11 ans, les effectifs aient été diminués d'un tiers.

Le ministère de l'Intérieur a lancé de son côté un nouvel appel "à la plus grande prudence et au sens des responsabilités de chacun", alors que 87 personnes se sont noyées depuis le début du mois de juillet, dont 37 sur le littoral.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet a jugé en réponse au syndicat "hasardeux" d'établir un lien entre la mortalité par noyade sur les plages et la diminution du nombre de CRS affectés à ces missions.

"Cette diminution a été compensée par la mise en place soit d'employés communaux qui avaient leur diplôme de sauveteur aquatique ou bien par des conventions avec les sapeurs-pompiers" ou encore la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), a-t-il déclaré sur BFM TV.

Pour Alliance, ces drames "ne s'expliquent pas par la seule imprudence de la population" mais également par un manque de maîtres nageurs sauveteurs (MNS) issus des CRS sur les plages.

"En 2002, 720 MNS CRS étaient affectés, pour une durée moyenne de trois mois, sur les plages du littoral français et autres plans d'eau", explique le syndicat dans un communiqué.

"A ce jour ils ne sont plus que 471, disséminés, pour une durée de deux mois à peine, sur une centaine de communes sur les quelque 380 concernées", ajoute-t-il.

Le syndicat souligne que les MNS CRS sont les seuls à disposer d'un pouvoir de police "pour faire respecter les réglementations en vigueur, lutter contre la délinquance et autres incivilités engendrées par le flux migratoire estival".

Il rappelle également sa "stupéfaction" sur les conclusions d'un rapport de Cour des comptes de 2012 qui préconisait la fin de la participation des MNS CRS en raison notamment d'un vide juridique.

Dans cette enquête, la cour s'alarmait de dysfonctionnements dans la surveillance du littoral, avec la persistance de zones de baignades non surveillées et une mauvaise coordination entre préfectures et mairies.

Selon elle, les MNS CRS sont très appréciés des maires pour leur double compétence au titre de sauveteurs et d'agents de sécurité publique, mais cette dernière activité prend parfois le pas sur la fonction de sauveteur sans fondement légal.

La cour regrette également l'inégale affectation des CRS sauveteurs selon les communes.

Gérard Bon, avec Marion Douet, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • lilian92 le lundi 5 aout 2013 à 15:16

    ça c'est un job super on est censé travailler en vacances, je ne suis pas étonné qu'ils en demandent plus. Je ne comprends pas ce qu'ils font à cet endroit nos fonctionnaires de police !Les communes n'ont qu'à embaucher des sauveteurs privés pendant les vacances. D'autre part , si on faisait payer chaque intervention aux personnes "sauvées" elles réfléchiraient un peu plus, même chose pour les bateaux ou autres joujou de plaisance.Même chose pour les pompiers, faire payer les interventions.