Un symbole de l'architecture va être détruit en Inde

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Les travaux du célèbre architecte Raj Rewal sont menacées de destruction. Situés sur le site de Pragata Maidan à New Delhi, ses constructions sont pourtant figure des parangons du modernisme indien.

Une page va visiblement se tourner dans l’histoire de l’architecture moderne indienne. D’après le quotidien Hindustan Times, l’Indian Trade Promotion Organisation aurait annoncé la destruction d’un ensemble architectural symbolique à New Delhi, celui de l’artiste indien Raj Rewal. C’est au coeur du parc des expositions local, sur le site de Pragata Maidan que trois de ses constructions sont promises à la destruction: le Hall des Nations, le Hall de l’Industrie ainsi que le Pavillon Nehru.

La raison de ce vandalisme? Une vaste politique de (re)modernisation de l’intégralité du complexe de Pragata Maidan. L’organisation à l’initiative du projet de démolition souhaite en effet réaménager l’ensemble des structures du parc afin de rivaliser avec les plus grandes centres d’exposition du monde.

Le symbole du patrimoine indien contemporain en péril

Mais l’initiative surprend et mécontente. Pour beaucoup, les travaux de Raj Rewal font pleinement partie du patrimoine indien contemporain. A bien des égards, ces bâtiments ont été l’occasion de rappeler la capacité du pays à innover avec des ressources limitées. Tandis que la guerre avec le Pakistan infligeait une grave pénurie de métaux, le toit du Hall des Nations a été conçu en béton, une technique rarissime dans les structures habituelles. Et le symbole est aussi historique. Erigé entre 1969 et 1972, ce Hall a vu le jour en hommage au 25ème anniversaire de l’indépendance du pays. Il paraît donc impensable de détruire les trois constructions que forment cet ensemble architectural, fruit de la rencontre entre les traditions collectives du pays et le contexte moderne.

Pour protester contre ce projet de démolition, de nombreux architectes se sont mobilisés et ont signé une pétition directement adressée au Premier Ministre indien, Naranda Modi. Ils ont notamment fait valoir le peu de place que tiennent ces constructions sur l’ensemble du site Pragata Maidan (environ 2%) et que la modernité de ces structures déjà modernes qui pourraient être aisément rénovées.

Malgré cela, la Haute Cour de Delhi n’a pas cédé en faveur d’une préservation de cette architecture, au motif, selon les propos rapportés par le Hindustan Times que «des bâtiments en tant que monuments historiques ne pouvaient être à l’origine d’un retard des travaux de restructuration du complexe Pragati Maidan».

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