Un suspect tué, deux arrêtés après les attentats de Djakarta

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 (Actualisé avec mort d'un suspect, précisions) 
    par Randy Fabi et Fergus Jensen 
    DJAKARTA, 15 janvier (Reuters) - Un suspect a été tué et 
deux autres ont été arrêtés vendredi en Indonésie au lendemain 
des attentats de Djakarta qui ont fait sept morts, donc cinq 
assaillants, a annoncé la police.  
    Les trois sont soupçonnés d'appartenir à l'Etat islamique, 
mais ne sont pas directement impliqués dans les attentats, 
précise-t-elle.  
    Le premier a trouvé la mort dans un échange de tirs avec les 
forces de l'ordre dans la province de Sulawesi central et les 
deux autres ont été interpellés à Cirebon, dans celle de Java 
occidental, ajoutent les forces de l'ordre.  
    "Il est clair qu'ils n'ont pas fait cela tous seuls, c'est 
pourquoi nous cherchons les réseaux (...)", a commenté Anton 
Charliyan, porte-parole de la police, évoquant les auteurs des 
attentats de jeudi.  
    A Djakarta, certaines ambassades sont restées fermées pour 
la journée. Les mesures de sécurité ont par ailleurs été 
renforcées à Bali, haut lieu du tourisme indonésien.  
    Tito Karnavian, chef de police de Djakarta, a quant à lui 
plaidé pour un renforcement des moyens de protection face à la 
menace croissante des djihadistes de l'Etat islamique (EI) et de 
la collaboration avec les pays voisins pour les combattre. 
    Le bilan humain peu élevé des attentats de jeudi et les 
armes rudimentaires utilisées par les assaillants ne doivent pas 
empêcher les autorités indonésiennes de tirer les leçons de 
cette première attaque revendiquée par l'EI sur leur territoire, 
a-t-il souligné. 
    "Nous devons prêter une très grande attention à la montée de 
l'EIIL", a déclaré l'officier en utilisant la précédent acronyme 
de l'EI (Etat islamique en Irak et au Levant). 
    "Nous devons améliorer nos moyens de réponse et nos mesures 
préventives, y compris en adoptant une loi pour les arrêter 
(...) et nous espérons que nos homologues dans d'autres pays 
peuvent collaborer parce qu'il ne s'agit pas d'un terrorisme 
local mais d'un réseau international", a-t-il ajouté. 
     
    ENVIRON UN MILLIER DE DJIHADISTES 
    Tito Karnavian a confirmé que l'attaque avait été menée par 
des sympathisants de l'EI et probablement pilotée depuis Rakka, 
le bastion de l'organisation djihadiste en Syrie, par un 
extrémiste indonésien, Bahrun Naim.   
    Le mode opératoire est semblable à celui des attentats de 
Paris, commis le 13 novembre, dont Bahrun Naim avait souligné 
l'efficacité sur son blog. 
    La menace djihadiste pesant sur l'Indonésie, pays musulman 
le plus peuplé, puise notamment ses racines dans les attentats 
de 2002 à Bali (202 morts) et ceux de 2003 puis 2009 contre des 
grands hôtels de Djakarta. 
    En décembre dernier, les services de sécurité indonésiens 
avaient d'ailleurs mené une série d'opérations antiterroristes 
sur l'île de Java, la principale de l'archipel, sur la base de 
renseignements communiqués notamment par les Etats-Unis et 
l'Australie. 
    Selon les autorités, ces opérations avaient abouti à 
l'interpellation de neuf partisans de l'EI, qui avaient reçu des 
fonds en provenance de Syrie, et permis de déjouer plusieurs 
projets d'attentats. 
    Djakarta avait également dit être sur la trace de Santoso, 
premier islamiste indonésien à avoir prêté publiquement 
allégeance à l'EI, qui se cacherait dans la jungle des Célèbes. 
  
    Le gouvernement évalue a plus d'un millier le nombre de 
partisans de l'EI en Indonésie. Entre 100 et 300 d'entre eux 
auraient séjourné en Syrie. 
 
 (Henri-Pierre André, Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour 
le service français) 
 
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