Un surveillant se suicide dans une prison près de Toulouse

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SUICIDE D'UN SURVEILLANT DANS UNE PRISON PRÈS DE TOULOUSE
SUICIDE D'UN SURVEILLANT DANS UNE PRISON PRÈS DE TOULOUSE

TOULOUSE (Reuters) - Un gardien de prison de 28 ans s'est suicidé mardi avec une arme de service dans la centrale de Seysses, près de Toulouse, a-t-on appris mercredi de source syndicale.

Le poste de contrôle a été alerté par un système de sécurité qu'un coffre situé dans un mirador de la prison et contenant une arme de service avait été ouvert.

L'homme présent à ce moment-là dans le mirador, contacté par "tous les moyens de communication possible" selon un syndicaliste présent sur place au moment des faits, ne répondant pas aux appels de ses collègues, l'ensemble des personnels ont été confinés et un blocage des mouvements dans la prison a été décidé.

"On ne sait pas ce qui peut se passer dans ces moments-là, l'arme peut être utilisée pour tirer sur les gardiens ou sur les détenus", explique une source pénitentiaire.

Envoyée sur place, une équipe d'intervention n'a pu que constater le décès du surveillant. L'homme était arrivé il y a un mois dans la centrale de Seysses en provenance d'un autre établissement suite à une mutation.

Il aurait laissé une lettre pour expliquer son geste, lettre qui aurait été remise à sa famille, selon une source pénitentiaire. Toujours selon cette source, la soeur de l'homme qui s'est suicidé est également surveillante pénitentiaire dans le sud-ouest de la France.

"C'est la première fois dans cette prison qu'un surveillant se suicide sur son lieu de travail avec une arme de service", explique un syndicaliste.

Fin 2011, un gardien de la même prison s'était suicidé en dehors de la centrale.

Guillaume Serries, édité par Patrick Vignal

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