Un surcoût fiscal limité pour l'hôtellerie et la restauration

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(lerevenu.com) - Les analystes d'Oddo évaluent de 1,5 à 3,5%, sur les bénéfices par action, le coût des nouvelles mesures fiscales arrêtées dans le projet de loi de finances 2013. Le courtier estime que les deux-tiers de ce surcoût fiscal viennent d'ailleurs de la taxe de 3% sur les dividendes, qui ne concerne pas seulement le secteur des services. En outre, le courtier pense que ce cette taxe « qui pèse artificiellement sur les entreprises ? sauf les PME -, devrait pouvoir être largement optimisée », en particulier par l'ajustement de leur taux de distribution des résultats, le recours à des rachats d'actions, ou le paiement du dividende en actions et non en numéraire.

Oddo note que la non déductibilité de 15% des coûts d'emprunts affectera peu les sociétés des services de la cote car Accor, Endenred et Club Med se sont « plutôt désendettées », ces dernières années et poursuivront l'allègement de leur bilan, en renégociant leurs dettes. Le surcroît de fiscalité lié à la cession de titres de participation pourrait éventuellement gêner Accor, mais le courtier estime que « l'impact devrait en être limité ».

Le plus grand risque fiscal pour les groupes hôteliers et de restauration aurait été, comme la campagne électorale l'avait laissé entendre, que le gouvernement revienne sur l'allègement des charges «Fillon» des bas salaires. Oddo se félicite que ces avantages ne soient pas rabotés en 2013, car «ils constituent des allègements fiscaux importants pour le secteur», en particulier Accor et Sodexo. Quant au relèvement des taux de TVA réduits (hôtellerie et restauration collective) et à une éventuelle taxe spéciale sur l'hôtellerie de luxe, il n'en est plus question. Et le Club Med a lui aussi échappé à une taxe pénalisant le recours au travail précaire.

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