Un sommet sur le processus israélo-palestinien à Paris le 30 mai

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    * Une conférence avec une vingtaine de délégations 
    * Mais sans Israéliens, ni Palestiniens 
    * Un processus dans l'impasse depuis deux ans 
 
 (Actualisé avec autres citations, contexte) 
    PARIS, 21 avril (Reuters) - La France organisera le 30 mai à 
Paris un sommet en présence d'une vingtaine de délégations 
étrangères afin de relancer le processus de paix 
israélo-palestinien aujourd'hui au point mort, a annoncé jeudi 
le ministre français des Affaires étrangères. 
    "On ne peut rester sans rien faire, il faut agir avant qu'il 
ne soit trop tard", a déclaré Jean-Marc Ayrault à un groupe de 
journalistes de la presse internationale, en soulignant que "les 
parties sont plus éloignées que jamais".  
    Selon le quotidien Libération, la Russie, les Etats-Unis, 
l'Union européenne et les pays de la Ligue arabe figurent parmi 
les invités, mais pas les deux parties concernées, conformément 
à la feuille de route établie par la diplomatie française. 
    Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, 
avait dit en février vouloir lancer une initiative en deux temps 
- d'abord une conférence sans les parties, puis une autre en 
leur présence, dans les mois suivants.   
    Avant son départ du Quai d'Orsay il y a deux mois, il avait 
annoncé son intention de remettre ce processus sur les rails et 
d'aboutir in fine à une solution à deux Etats. 
    "Il n'y a pas d'autre solution au conflit que 
l'établissement de deux Etats, israélien et palestinien, vivant 
côte à côte en paix et en sécurité avec Jérusalem pour capitale 
partagée", lui fait écho son successeur aux Affaires étrangères. 
    Jean-Marc Ayrault dresse la liste des obstacles sur le 
chemin d'une telle solution: "En Israël, le gouvernement est de 
plus en plus ambigu vis-à-vis de la solution à deux Etats et les 
Palestiniens de plus en plus divisés avec une base très en 
colère." 
    Selon lui, la démarche française se fera "sur la base de 
l'initiative de paix arabe de 2002", qui prévoyait un retrait 
des territoires occupés. 
    En cas d'échec, "la France prendra ses responsabilités", 
selon Jean-Marc Ayrault sans pour autant dire, comme l'avait 
fait Laurent Fabius en janvier, que Paris pourrait être amené à 
reconnaître l'Etat palestinien comme un Etat à part entière.    
    Menées sous l'égide des Etats-Unis, les dernières 
négociations de paix directes entre Israël et l'Autorité 
palestinienne n'ont débouché sur aucun accord en avril 2014 et 
sont depuis dans l'impasse. 
    Paris a confié la mission de trouver une issue au diplomate 
chevronné Pierre Vimont, qui fut représentant permanent de la 
France auprès de l'UE à Bruxelles entre 1999 et 2002, 
ambassadeur à Washington, et directeur de cabinet de trois 
ministres des Affaires étrangères. 
 
 (Simon Carraud et John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 
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