Un sommet qui change la donne en Europe

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Sans moteur franco-allemand, Berlin subit la pression, Rome et Madrid passent à l'offensive, Paris se place en embuscade

Sept semaines après l'entrée de François Hollande à l'Élysée, l'Europe rectifie le tir. Mais, comme au football, c'est à l'Italie et à son alliée l'Espagne que revient le mérite d'avoir changé la dynamique du jeu et poussé Angela Merkel dans ses retranchements.

Le changement de ton est manifeste. Après deux années passées à visser les consignes d'austérité, l'Europe veut se donner les ressorts d'un retour à la croissance. Malgré les réticences de Berlin, les pays de la monnaie commune vont aussi donner de l'air à l'Italie et à l'Espagne, asphyxiées par l'envolée des taux d'intérêt. Reste à passer aux actes. L'Allemagne maintient de sérieux garde-fous. Pour la première puissance de l'euro, le desserrement ne veut sûrement pas dire relâchement.

Après avoir parié sur une paralysie au sommet, les marchés ont salué hier l'heureuse surprise. Les taux sur les titres de dette italiens et espagnols ont nettement reculé vendredi matin, en dessous de 6 % po

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