Un site d'où la France pourrait être visée frappé à Rakka

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(Actualisé avec ministère de la Défense) PARIS, 16 novembre (Reuters) - L'un des deux sites de l'Etat islamique frappés dimanche soir par l'aviation française près de Rakka, en Syrie, est un centre de commandement d'où des attaques contre la France sont susceptibles d'être organisées, a fait savoir lundi le ministère de la Défense. L'aviation française a bombardé dimanche en début de soirée deux sites situés respectivement aux alentours de Rakka, fief de l'Etat islamique, après les attentats qui ont fait au moins 129 morts vendredi à Paris et ont été, selon les autorités, commandités de Syrie. Le premier objectif, situé à six kilomètres au sud de Rakka et frappé par deux Mirage 2000, était "utilisé par Daech comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d'armes et de munitions", peut-on lire dans un communiqué de la Défense. "L'objectif est nécessaire au fonctionnement de Daech et l'un des lieux à partir duquel des attaques contre notre pays sont susceptibles d'être organisées." Le second objectif, sur lequel six appareils - quatre Rafale et deux Mirage - ont été mobilisés, était un site industriel inachevé qui abritait "un camp d'entraînement terroriste et des cellules de recrutement". L'état-major des armées, qui détaille l'opération annoncée dimanche soir, précise que les deux sites avaient fait l'objet d'une longue observation préalable, après avoir été identifiés lors des missions de reconnaissance menées depuis septembre. L'opération a mobilisé 10 chasseurs sur les 12 engagés par la France et deux autres appareils, partis des Emirats arabes unis et de Jordanie avant de se rejoindre au-dessus de la Syrie. Elle a été coordonnée avec la coalition menée par les Etats-Unis. Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état de vingt bombes larguées au total sur les deux sites visées. Il s'agit du raid aérien le plus important réalisé par la France depuis qu'elle a engagé ses forces au-dessus de la Syrie. Lundi matin, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres, faisait état d'une trentaine d'explosions entendues la veille dans le secteur de Rakka. Selon l'OSDH, qui réalise un point quotidien sur les combats en Syrie grâce à un réseau d'informateurs sur le terrain, il n'était pas possible de dire si toutes les déflagrations entendues avaient été causées par les frappes françaises. Le directeur de l'ONG, Rami Abdoulrahman, avait précisé que l'Etat islamique restreignait ses mouvements à l'intérieur de la ville, ce qui rend difficile la collecte d'information sur d'éventuelles victimes. (Grégory Blachier, avec Sylvia Westall à Beyrouth et Danielle Rouquié, édité par Yves Clarisse)

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  • delapor4 le lundi 16 nov 2015 à 14:03

    Nous bombardons ceux que nous avons tant aidés... mais jamais nous ne reconnaîtrons que nous avons fait des "erreurs", je ne parle même pas des crimes!

  • M7097610 le lundi 16 nov 2015 à 13:26

    visé par quoi ? un missile ? n'importe quoi !