Un séisme en France coûterait très cher

le , mis à jour à 08:53
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Un séisme en France coûterait très cher
Un séisme en France coûterait très cher

Nous sommes le 24 août 2016. Un séisme de magnitude de 6,2, localisé entre les communes italiennes de Norcia et Amatrice, cause près de 300 victimes. Il est ressenti jusqu'à plus de 200 km. Si la Botte italienne est cinq fois plus exposée que l'Hexagone aux tremblements de terre, la France est loin d'être à l'abri des aléas sismiques. Et occulter ce risque pourrait coûter très cher aux collectivités. C'est ce que révèle une étude dévoilée vendredi par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et la Caisse centrale de réassurance (CRC).

 

Prenant en compte les séismes qui ont déjà touché la France au cours du dernier millénaire et partant du principe qu'ils peuvent se reproduire à n'importe quel moment, ils estiment que les dégâts pourraient atteindre dans le pire des cas 8 MdsEUR. Soit une facture huit fois plus élevée que la crue qui a inondé une partie de l'Ile-de-France en juin dernier.

 

Si les Antilles sont la zone la plus exposée de France, la terre a aussi beaucoup tremblé au cours des mille dernières années dans l'Hexagone. « Plus de 6 000 séismes ont été ressentis en métropole où les Pyrénées, les Alpes du Sud et le sud de l'Alsace ont été les régions les plus touchées » détaille Julien Rey, sismologue au BRGM. Pour évaluer la facture potentielle d'un tremblement de terre s'il survenait aujourd'hui, le BRGM a pris pour référence, dans chaque zone concernée, le séisme le plus puissant survenu dans le passé. Puis elle a évalué quels dégâts il causerait aujourd'hui sur les maisons, les immeubles de bureaux, les bâtiments.

 

 

 

 

 

L'ardoise serait ainsi comprise entre 5 et 8 Mds€ dans les Pyrénées s'ils connaissaient un séisme similaire à celui survenu en 1660 à Bagnères-de-Bigorre. « La période de retour d'un séisme d'une telle ampleur est de l'ordre de cinq cents ans mais quand on dit ça à des élus, ils ne percutent pas, constate ...

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