Un repreneur chinois pour STX poserait problème, selon DCNS

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UN REPRENEUR CHINOIS POUR STX SERAIT PROBLÉMATIQUE SELON DCNS
UN REPRENEUR CHINOIS POUR STX SERAIT PROBLÉMATIQUE SELON DCNS

PARIS (Reuters) - Si un groupe chinois présent dans la construction navale militaire reprenait les chantiers navals de Saint-Nazaire, aujourd'hui propriété à 66% du groupe sud-coréen STX, cela poserait problème, dit le PDG du constructeur naval militaire français DCNS dans une interview publiée lundi.

Un tribunal sud-coréen doit statuer le 11 novembre sur le sort de STX, placé en redressement judiciaire, et donc sur celui de sa filiale française. L'Etat français détient une minorité de blocage de 33% dans Saint-Nazaire, dont les carnets de commande sont pleins, et veut peser sur le choix d'un repreneur.

"Si le repreneur était un groupe chinois présent dans le naval de défense, un problème se poserait. Nous serons donc vigilants", déclare le PDG de DCNS, Hervé Guillou.

Une participation de DCNS à la reprise de STX France aux côtés d'autres groupes fait partie des solutions étudiées.

Un partenariat entre DCNS et STX existe déjà pour les coques de porte-hélicoptères de classe Mistral, rappelle le PDG.

"Ce partenariat doit impérativement être préservé. Un des scénarios serait de prendre une participation minoritaire dans STX France", explique Hervé Guillou.

"Nous veillerons aussi au profil du repreneur afin que la filiale navale, qui a trouvé un équilibre en France, ne soit pas déstabilisée", ajoute-t-il. "Il serait dangereux de rallumer des guerres fratricides à l'export avec DCNS, Piriou, CMM."

Il estime qu'il existe des "synergies naturelles" entre DCNS et l'italien Fincantieri, avec lequel son groupe a développé les frégates Horizon et Fremm (multimissions).

Mais il estime également pouvoir coopérer "sur certains segments" avec le néerlandais Damen, même si c'est un concurrent sur le marché des frégates et des corvettes.

DCNS, qui a gagné récemment un marché de 12 sous-marins pour la marine australienne, veut réaliser 50% de ses ventes à l'international à partir de 2020 et atteindre les cinq milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2025, précise le PDG.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)


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  • Renjik il y a un mois

    M7175369, ce n'est certainement pas à l'état de créer des emplois. Là réside l'hérésie, comme le montre Belfort. Il "suffit" que l'état laisse les PME se développer, et elles remplaceront les grosses entreprises, qui ne s'adaptent pas au marché. Ce qui implique de sous-taxer les investisseurs et entrepreneurs, qui créent les emplois. Or généralement, la sous taxation bénéficie au contraire aux grandes entreprises en France. Mais ce n'est pas aussi spectaculaire...

  • M7175369 il y a un mois

    Mais quand comprendra-t-on que l'immense épargne des Français qui dort dans des livrets ou des Assurance-Vie en Euro pourrait nous permettre de garder le contrôle de nos entreprises??Aurons-nous un candidat à l'élection présidentielle pour prendre une vraie position politique sur ce sujet qui est clé pour les emplois de demain?

  • DADA40 il y a un mois

    Autrefois cela s'appelait Alsthom .