Un remède «Heroisch»

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«Aujourd'hui, la pertinence des QE est en question, et si l'aspect curatif du remède n'est pas avéré, la dépendance des investisseurs ne fait malheureusement aucun doute.» (© Fotolia)
«Aujourd'hui, la pertinence des QE est en question, et si l'aspect curatif du remède n'est pas avéré, la dépendance des investisseurs ne fait malheureusement aucun doute.» (© Fotolia)

Il arrive malheureusement que, dans notre volonté marquée d’arranger, voire de réparer les choses, le remède, pourtant efficace, soit pire que le mal qu’il était censé soigner. Ainsi, lorsqu’Heinrich Dreser (re)découvrit l’héroïne en 1898, il pensait tenir le substitut parfait à la morphine. Ce «médicament miracle» devait permettre de soigner les affections respiratoires comme l’asthme ou la tuberculose sans engendrer de dépendance.

C’est Bayer, enthousiasmé par ce dérivé, qui le commercialisa en premier. Très vite, l’opiacé connu un (trop) vif succès international. Deux ans plus tard, on dénombrait plus de 500.000 cas d’héroïnomanies dans le monde, dont Dreser lui-même. Il aura fallu plus de cinquante ans pour que ce remède antitussif, parfois même utilisé comme somnifère pour les enfants, soit totalement interdit et remplacé par la méthadone, un «substitut soi-disant inoffensif»…

Soutenir l'économie et éviter la déflation

Seul un recul raisonnable permet de juger, avec efficacité, la pertinence de l’utilisation d’une nouvelle substance. Lorsque la Réserve fédérale a lancé son premier programme d’assouplissement monétaire, elle avait un double objectif : soutenir l’économie et éviter la déflation ! Depuis, elle a mis en place deux autres Quantitative Easing (QE), puis la BoJ a lancé son QQE en substitut, imitée par la BCE au mois de janvier

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