Un référendum en Suisse pour protéger le secret bancaire

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Photo d'illustration.
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Eveline Widmer-Schlumpf, la ministre suisse des Finances, risque d'être fort embarrassée lorsqu'elle recevra ses collègues européens. Cette ancienne avocate de 58 ans, originaire du canton des Grisons, a compris depuis longtemps que la Confédération ne pouvait plus être un refuge contre l'argent gris ou noir de la planète. Mais sa marche de manoeuvre sera fort réduite si ses compatriotes décident de figer le secret bancaire dans la Constitution. Des personnalités politiques des deux partis de droite (démocrates-chrétiens et libéraux-radicaux) et de l'extrême droite (Union démocratique du centre), qui siègent au gouvernement, lancent à la mi-août une initiative populaire baptisée "Oui à la protection de la sphère privée". Cette initiative veut notamment inscrire dans la Constitution "la protection des données sur la situation financière". Comment changer de peuple Ensuite, ces formations politiques devront récolter 100 000 signatures dans le pays pour pouvoir organiser une "votation" (référendum). Ce ne sera, normalement, qu'une formalité. Enfin, si la défense du secret bancaire obtient une majorité, le gouvernement n'aura plus la possibilité de répondre favorablement aux recommandations de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Groupe d'action financière (Gafi). En février dernier, malgré l'hostilité de six ministres sur les sept qui forment le gouvernement, la population a voté (à une...

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