Un rebond, même modeste, du PIB soutiendrait Wall Street

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UN REBOND, MÊME MODESTE, DE LA CROISSANCE AMÉRICAINE, SOUTIENDRAIT WALL STREET
UN REBOND, MÊME MODESTE, DE LA CROISSANCE AMÉRICAINE, SOUTIENDRAIT WALL STREET

par Richard Leong

NEW YORK (Reuters) - Même si les statistiques de la semaine prochaine ne révèlent qu'un rebond médiocre de la croissance aux Etats-Unis, elles seront peut-être suffisantes pour permettre à Wall Street de rester à des niveaux records et pour inciter la Réserve fédérale à poursuivre sans fléchir le dénouement de son programme d'assouplissement quantitatif (QE).

Le PIB du deuxième trimestre, publié mercredi, est attendu en hausse de 3,2%. Les USA ont subi une contraction économique de 2,9% au premier trimestre en raison d'un hiver particulièrement rigoureux et des réductions des dépenses liées à la réforme de l'assurance maladie.

De récentes statistiques en demi-teinte sur l'immobilier et l'investissement et une série de résultats de sociétés mitigés font craindre un retournement de tendance de la croissance qui ne réponde pas aux attentes.

Une statistique des commandes de biens durables décevante vendredi a poussé JPMorgan et Goldman Sachs à réduire de 0,1 point leur prévision de croissance du deuxième trimestre, à 2,6% et 3,0% respectivement.

Cela étant, même si les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont quelque peu refroidi les velléités de la Bourse, cela n'a pas poussé les investisseurs à liquider les actions au profit des obligations ou du liquide. "Le marché a bien résisté à ces vents contraires; il s'est accommodé des mauvaises nouvelles", dit Steve Weiting (Citi Private Bank).

Sur le front de l'emploi, la situation s'améliore régulièrement. Les inscriptions au chômage de la semaine passée n'ont jamais été aussi basses depuis le début 2006, tandis que le nombre des créations d'emploi a régulièrement dépassé les 200.000 sur chacun des cinq derniers mois, ce qui ne s'était plus vu depuis la fin des années 1990.

Ce qui n'empêche pas la présidente de la Fed Janet Yellen de s'inquiéter d'une stagnation des salaires et d'une inflation qui reste inférieure à l'objectif de 2% de la banque centrale, comme elle l'a confié ce mois-ci lors de deux auditions du Congrès.

De là à penser que la banque centrale n'est pas pressée d'en finir avec une politique qui maintient le principal taux directeur non loin de zéro il n'y a qu'un pas.

L'évolution des futures de taux vendredi impliquait que les traders évaluaient à 53% la probabilité d'une remontée des taux américains en juin 2015 et à 75% un mois plus tard. "Nous n'attendons pas grand chose de la Fed la semaine prochaine; on sait tout à fait à quoi s'en tenir jusqu'en octobre", a ajouté Weiting.

On s'attend seulement à ce que la Fed annonce mercredi à 16h00 GMT si elle réduira encore ses achats mensuels d'obligations, actuellement de 35 milliards de dollars.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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