Un rapport suggère à Valls de créer un revenu minimum dès 18 ans

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 (Actualisé avec éléments complémentaires) 
    PARIS, 18 avril (Reuters) - Un rapport remis ce lundi à 
Manuel Valls prône la fusion des minima sociaux dans une 
allocation de 400 euros par mois pour les personnes de plus de 
18 ans en situation de précarité, une mesure qui coûterait 3,5 
milliards d'euros par an. 
    Son auteur, le député socialiste Christophe Sirugue, propose 
que cette allocation soit complétée si le bénéficiaire est une 
personne âgée ou handicapée ou s'il est en situation d'insertion 
professionnelle. 
    "La nécessité d'agir est bien une évidence: aujourd'hui, ni 
la simplicité, ni l'égalité de traitement des allocataires ne 
sont garantis", écrit-il dans le rapport.  
    "Les dix minima sociaux existants se caractérisent par la 
complexité et la diversité des règles applicables aux 
allocataires", poursuit-il, en soulignant le risque que cette 
complexité rende le système inéquitable. 
    Christophe Sirugue propose deux autres scénarios au Premier 
ministre, qui ouvrent eux aussi l'accès aux minima sociaux dès 
18 ans et non plus 25. 
    "Priver la très grande majorité des jeunes de l'accès à 
notre dispositif universel de lutte contre la pauvreté ne me 
paraît plus acceptable", écrit-il. "Cette condition d'âge 
apparaît bien singulière au regard de la situation de nos 
voisins européens et, surtout, elle empêche de lutter 
efficacement contre la pauvreté des plus jeunes, dont la hausse 
depuis 2008 est malheureusement frappante." 
    Abaisser de 25 à 18 ans l'âge de perception des minima, au 
premier rang desquels le RSA, coûterait environ 3,5 milliards 
d'euros, souligne-t-il dans un entretien à Libération. 
    "C'est pour cela que je ne demande pas à ce que ces mesures 
s'appliquent au 1er janvier 2017", dit-il. "Mais c'est 
aujourd'hui indispensable: acceptons à gauche de dire 
qu'empêcher de voir un jeune commencer sa vie dans la précarité, 
ce n'est pas de l'assistanat mais de l'investissement." 
    Un scénario propose le maintien des dispositifs existants 
avec des paramètres modifiés, "en allongeant par exemple 
certaines durées selon les allocations", et le dernier propose 
de fusionner des dispositifs pour n'en garder que cinq à 
l'horizon 2020. 
    La France compte dix minima sociaux dont bénéficient quatre 
millions d'allocataires : le revenu de solidarité active (RSA), 
l'allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA), 
l'allocation adultes handicapés (AAH), l'allocation 
supplémentaire d'invalidité (ASI), l'allocation de solidarité 
spécifique (ASS), l'allocation veuvage (AV), le revenu de 
solidarité outre-mer (RSO), la prime transitoire de solidarité 
(PTS), le revenu de solidarité outre-mer (RSO), l'allocation 
temporaire d'attente (ATA) et l'allocation pour demandeur 
d'asile (ADA), lit-on dans le rapport. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • M7361806 le lundi 18 avr 2016 à 10:30

    C'est la fiesta ! il a raison , plus besoin de travailler , on peut trés bien vivre avec l'argent des riches !