Un rapport israélien juge légale la guerre de l'été 2014 à Gaza

le , mis à jour à 16:21
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JERUSALEM, 14 juin (Reuters) - Un rapport officiel israélien publié dimanche conclut que l'offensive militaire menée en juillet et août 2014 dans la bande de Gaza était légale et légitime. Ce rapport israélien est rendu public avant celui d'une commission d'experts du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, dont les conclusions sont attendues dans les jours qui viennent. Lancée après des tirs de roquettes sur le sud d'Israël, l'opération "Bordure protectrice" a duré 50 jours et a fait 2.256 morts parmi les Palestiniens, dont 1.563 civils, selon un rapport de l'Onu publié en mars. Le gouvernement israélien affirme, lui, que les non-combattants représentent 36% des morts palestiniens. Soixante-sept soldats israéliens ont été tués dans le conflit, de même que six civils en territoire israélien. Le rapport israélien de 277 pages, qui s'appuie sur les enquêtes menées par Israël, déplore "les effets indirects malheureux -- mais légaux -- d'actions militaires légitimes dans des zones abritant des civils et dans leurs alentours". Lors du conseil des ministres dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois accusé les islamistes palestiniens du Hamas, qui contrôlent Gaza depuis juin 2007, de s'être servis des civils comme de boucliers humains. "Ceux qui veulent continuer à accuser sans raison l'Etat d'Israël peuvent perdre leur temps à lire le rapport de la commission (du Conseil des droits de l'homme) de l'Onu", a-t-il lancé. "Quant à nous, nous continuerons à protéger nos soldats et ils continueront à nous protéger." Le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a jugé sans valeur le rapport israélien. "Les crimes de guerre israéliens sont clairement établis car ils ont été commis devant les caméras", a-t-il dit. La commission d'experts du Conseil des droits de l'homme de l'Onu a demandé en mars à reporter de trois mois la publication de son rapport afin de rassembler "de plus amples informations". Le rapport devait initialement être présenté devant le Conseil à Genève le 23 mars. Des doutes sur cette date étaient apparus en février à l'occasion de la démission de William Schabas, alors président de la commission d'enquête, qui a quitté ses fonctions pour ne pas gêner la rédaction du document. Israël a en effet mis en doute son impartialité car William Schabas a travaillé en 2012 comme consultant pour l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). ID:nL6N0VC4PZ (Dan Williams, Guy Kerivel pour le service français)

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